Le parti des élévateurs

Posted on 14 novembre 2012

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ou petit traité de marxisme à deux balles à l’usage des chats des zoizeux et… tiens pourquoi pas des zoziaux aussi (suite 9)

Je ne sais pas pourquoi je suis allé chercher ce titre imbécile hier, « une auto dans le salon ». Mon salon n’est pas assez grand pour y mettre une auto, et puis je n’ai pas envie de le transformer en garage. Enfin si, il y a bien des autos dans mon salon, mais des toutes petites, genre modèles réduits, que j’ai gardées depuis tout môme.

Et pourquoi que je rajoute les zoziaux à mon petit traité ? C’est que ce weekend je suis allé dans le midi, et que la plupart des gens ont des oiseaux en cage dans leur salon. Moi, j’adore les oiseaux, mais ça me fout la rage de les voir encagés. Ca me donne envie d’ouvrir la cage direct, et tant mieux s’ils chient partout dans le salon. Nan mais ! Ils n’ont rien fait pour qu’on les enferme ! Et toi, la chatte, tu te tais… Et si je te revois bouffer un zoziau…

Enfin bref, entre les oiseaux en cage et les autos dans les salons, mon cerveau a dû bifurquer.

Ouais, tu bifurques souvent.

 

Je sais ! Mais l’histoire des zoizeaux en cage, ça m’a fait penser à Nounours 1er. Je ne sais pas si vous avez écouté son discours d’hier soir. Ben moi non !

On le sait, t’en n’as rien à secouer de Nounours 1er. Même que tu fais toujours l’abstentionniste primaire et que tu profites de chaque élection pour te tirer en vacances.

Certes, mais ce n’est pas le sujet. Enfin si, un peu ! Nounours 1er, il est si empêtré (ou impétrant) dans le capitalisme qu’en tant que président socialisss, il ressemble à un oiseau en cage. Et si j’étais allé voter pour lui, j’aurais eu l’impression d’être aussi couillon que si je mettais une auto dans mon salon.

Dis, c’est pas sympa pour celles et ceux qui ont voté pour lui.

Tu as raison. Disons alors aussi « couillonné » que ceux qui sont allés voter Filou 1er en 2007, en le prenant pour le roi Jaures 1er.

 

Bon, j’ai quand même lu le digest de ce discours que fait Libération, et je n’en retiens qu’une petite phrase (à la manière de nos chers journalistes), « la présidence de la république exige de la hauteur, de l’élévation… »

Certes, élève-toi et prends de la hauteur, si tu parviens à léviter, cela te permettra peut-être de ne pas tomber dans la soupe. 

Ce qui me ramène à mon autogestion du politique, et que ce n’est pas avec des élévateurs que l’on va y parvenir. Non, un élévateur, c’est comme un ascenseur, tout dépend du bouton sur lequel vous appuyez. Il y en a un qui vous sert à monter, et un autre à descendre.

Quand à mon salon, il n’a pas assez de hauteur pour que j’y installe un ascenseur. C’est tout juste si je puis y léviter d’un mètre, et encore, il faut que je sois assis, qu’autrement je me cogne la tête au plafond.

Bref, que l’on mène une poilitique résolument capitaliste sans s’apercevoir qu’en voulant privilégier la croissance (de qui ?) tout en paupérisant de plus en plus les masses nous mène droit dans le mur… pourquoi pas ! C’est un choix qui n’est pas le mien, mais c’en est un. Mais qu’on l’assume ! Et que l’on ne vienne surtout pas se dire socialiste dans ce cas ! Que l’on s’assume social-démocrate si l’on veut, ou social-n’importe-quoi-et-ce-que-tu-veux-avec-et-même-la-saucisse… 

Je sais bien que dans les écoles de politiciens, lorsqu’on ne leur apprend pas à parler pour ne rien dire, on leur apprend à mentir. Mais un peu de respect pour les mots, je vous prie !

Bon d’accord, il y a des Zemmour et autres (fachos, pardon) droitistes extrêmes qui se prétendent anarchistes de droite, mais on peut le leur pardonner (ils ont la cervelle d’un pois chiche, et ce n’est pas sympa pour les pois, je raye donc), ils ont la culture d’une citrouille. 

D’accord, il y a aussi un parti qui se prétend communiste, mais on peut le lui pardonner aussi, il a viré tous ses intellectuels depuis belle lurette. Il y en a un autre qui se prétend anticapitaliste, mais qui n’a toujours pas inventé la guillotine à couper les bourses. 

Mais… il y a des limites à tout !

Bon, je réclame une réforme profonde, et comme je suis sincèrement démocrate dans l’âme (ce qui tombe bien, je n’en ai pas), je propose un choix de démocratie populaire et un référendum : 

qui du P.S. ou de l’U.M.P. nommeriez-vous parti des élévateurs ou parti des ascenseurs ?

Ben t’as pas dit que c’était la même chose ?

Euheuh, si ! Je crois en effet.

Dis Tonton, je peux jouer aux billes ? C’est toujours pas demain la révolution ?

Et pour le purgeage des radiateurs et de l’immeuble, il faudra attendre le prochain épisode. En attendant, je vais tenter de faire entrer un éléphant dans mon salon…

Au fait, il y a un truc que je n’ai jamais pigé. Une salle, comme une salle d’attente par exemple, cela a deux « l » (les zoziaux aussi). Mais un salon, qui peut être une salle de lecture comme de torture, et même un boudoir (mais à ne pas tremper dans le champagne), lui, il n’a qu’un « l ». Comment se fait-il donc que pour aller de la salle au salon nous perdions un « l » ?

Ce sera la question de mon prochain référendum de démocratie populaire. Et si je ne suis pas élu président avec ça…

Bon, je prépare néanmoins le référendum suivant. Pourquoi lorsque vous allez dans votre salon (ou celui du voisin, si ce n’est pas un gros con de facho), vous n’avez pas droit à une majuscule, mais lorsque vous vous rendez au Salon de l’auto (ou à celui de l’ignardise) la majuscule est obligatoire ?

Dis Tonton, t’es sûr que tu veux être président ? C’est pas des questions que l’on pose à l’ENA.

 

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