L’effroyable légèreté de l’être…

Posted on 16 novembre 2012

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ou (encore) petit traité de marxisme à deux balles à l’usage des chats des zoizeux et… tiens pourquoi pas des souris aussi (intermède 2)

Sont chiants les Teutons, si vous dites « fruchtbaren », non seulement c’est difficile à prononcer sans choucroute plein la bouche, mais si avec la choucroute vous avez un peu abusé de la bière et que vous changez le « r » de place pour dire « furchtbaren », c’est la fin du monde. Bien oui, « fruchtbaren » signifie « fructueux », mais « furchtbaren » veut dire effroyable. 

En francaouis, au moins, on ne risque pas de se planter, à moins d’être atteint d’Alzheimer, ou d’être premier ministre et si tant débordé que vous en avez oublié vos leçons de teuton.

C’est pourtant ce qui est arrivé à notre premier ministre – et incidemment ex professeur de teuton – lors de son voyage en Allemagne. Ce qui lui a fait qualifier le dialogue franco-allemand d’effroyable alors qu’il le voulait fructueux.

Bon, fructueux, si je ne m’abuse, ça vient de fruit, et cela aurait un peu fait sucette. Alors que, de fait, appelons un lapin par son nom, le dialogue franco-allemand est plutôt effroyable en ce moment. (D’ailleurs, qui aurait l’idée d’aller faire sucrette à Miss Merkel…)

Cela fait à peine six mois que les socialisss sont au pouvoir et chez nous, presque toute la gauche en a ras la casquette de les voir faire une poilitique de droite. Mais les Teutons, eux, ils ne la digèrent toujours pas, cette arrivée au pouvoir d’un socialissssme (ouais, je rajoute un « s ») fantôme.

C’est quoi que ? L’a juste laspussé en teuton, not’ premier ministre !

Dis, toi, déjà qu’hier tu as dit plein de gros mots en profitant de mon sommeil, tu ne vas pas te mettre à les défendre nos socialissss ! En plus, il faut bien l’avouer, nos droitistes, ils se creusaient un peu la cervelle pour lapsusser. Ce n’est pas tous les jours que l’on confond inflation avec fellation, que l’on invente les empruntes (je sais) des génitales, ou que l’on néologise une rilance.

Bon, qui c’est qui va nous faire une poiltique riz-la-croix ?

Le riz-la-croix, ça existe déjà, c’est du papier clopes. Mais la poilitique point-de-croix, on va y avoir droit tout le weekend avec les manifs anti mariage homosexuel.

 

Bref ! Ma chatte a parlé hier du comportement étrange des bipèdes. J’y fais donc suite et je ne vous causerai pas du crétin qui débouche le trou du bas du radiateur – ce n’est pas moi, elle a confondu avec mon voisin. 

Non, je veux revenir sur cet imbécile à deux pattes qui se prend pour le centre du monde parce qu’il a inventé les engins à massacrer son prochain – et les chats – et les tapettes à souris aussi – et qui passe son temps à les perfectionner pour mieux le massacrer de jours en jours (ouais, je mets des « s », parce qu’on ne sait pas jusqu’à quel jour).

Bref, la guerre, c’est un truc génial, cela fait fonctionner le commerce, et il se trouve que chez l’humanoïde, c’est l’un des commerces les plus rentables – qui plus est, cela tend à diminuer le surplus de population – si, j’ai lu ça dans le manuel du parfait lepeniste. 

Et depuis que l’on en a perfectionné les techniques, c’est encore mieux, cela nous permet d’aller bouffer du bougnoule, du négro, et tiens, bientôt peut-être du citron coréen, tout en faisant très peu de morts chez nous. Et en plus ils n’ont pas à se plaindre, nos morts, on leur file la légion d’honneur posthume. 

Bref, c’est vraiment une belle invention, ou si vous préférez, c’est un tout petit détail de l’histoire.

Ouais, mais t’as dit et répété que si l’on supprimait ce détail de l’histoire, il n’y aurait presque plus d’histoire humaine !

Oui, justement ! J’en reviens donc aux leçons de Teuton de notre premier ministre, comment mêler le fructueux et l’effroyable. Et bien c’est simple, intervertissez les « r » de « fruchtbaren » (décidément, faut que je me refasse une choucroute) et de « furchtbaren », et vous avez une définition de la guerre, une ineptie à la fois fructueuse et effroyable. 

Et si vous parlez aussi couramment l’allemand que notre ministre en chef, vous pouvez aussi dire qu’il s’agit d’un « Austausch », c’est à dire d’un « dialogue » aussi fructueux qu’effroyable.

Mouais, c’est un peu cu-cul la praloche, ton truc !

Je sais, mais comme je n’ai pas l’habitude de parler de sujets que je ne maîtrise pas, je préfère user de la métaphore pour causer de ce « dialogue » qui se produit et reproduit entre Israël et la Palestine – et l’on peut aussi mettre des « s » aux jours pour savoir jusqu’à quand…

Mais au fait, peut-être que notre premier ministre a vraiment lapsussé en parlant de fruchtbaren Austausch à propos du dialogue franco-allemand, il devait penser au dialogue israëlo-palestinien.

Dis, tu ne vas pas te mettre à le défendre aussi !

Mouais Tonton, et la révolution dans tout ça, elle est pour quand !

Attends que j’haie (aille) terminé ma choucroute, et la bière avec. Et comme je ne vais pas trop digresser pour une fois, un autre sujet à lire, « charité bien ordonnée – l’Eglise, son patrimoine immobilier et les SDF« .

 

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