Vive la crise !

Posted on 12 décembre 2012

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lgjmp72

ou petit traité de marxisme à deux balles à l’usage des chats des zoizeux et… tiens pourquoi pas des potirons aussi (suite 10)

C’est la crise ! Oui ! Mais 14 patrons français dont les entreprises sont cotées au CAC40 gagnent au moins 4,6 millions d’euros – et 4,6 millions, c’est pour le plus pauvre de ces 14 patrons !

Bref, la petite phrase d’hier est, « Ces mesures sont un marqueur de gauche. On est sûrement en dessous des espérances mais on a une volonté politique »

Et savez-vous qui l’a prononcée ? Gagné, notre (nunuche, pardon) ministresse chargée de la lutte contre l’exclusion. Et savez-vous quand ? A l’issue d’une Conférence contre la pauvreté dont je ne vous demanderai pas le prix des petits fours et autres gâteries, ce serait indécent à entendre pour un RSAiste.

Il fut un temps où Arlette s’adressait aux travailleurs, travailleuses. Aujourd’hui, nous avons Marie-Arlette (j’ai failli dire soeur Marie-Arlette).

Je ne sais pas si notre ministresse et son ministre en chef ont déjà essayé de vivre avec 475 euros par mois, ce qui constitue le « socle » (le mot est très approprié en effet) du Revenu de Solidarité Active (on se demande où est la solidarité)… Mais vous y croyez ?

Et sachant que ces 475 euros représentent à peine un peu plus de la moitié du seuil de pauvreté en France (964 euros), ça ne fait pas lerche, c’est le moins que l’on puisse dire.

Et sachant encore que notre ministre en chef et sa ministresse en charge des pauvres, à l’issue de cette conférence sur les pauvres justement, ont glorieusement annoncé que le RSA allait augmenter de 10% (soit 47,5 euros) sur cinq ans… Je leur suggère de tenter de vivre pendant cinq ans avec 475 + 47,5 euros, soit à peine plus de 500 balles… Et nous leur demanderons ensuite ce qu’est un « marqueur socialiste ».

Bon, je ne vous détaille pas les autres « marqueurs socialistes » issus de cette Conférence sur la pauvreté, ils sont tous autant à deux balles.

Ouais, mais il paraît que c’est la crise, et que toutes ces mesures pour les pauvres vont quand même coûter entre 2 et 2,5 milliards d’euros sur cinq ans. Qu’elle dit ma chatte. 

Certes, mais lorsque l’on vous dit que le salaire moyen des patrons du CAC 40 (et ils ne sont que 40) est de 4,2 millions d’euros… Que vous multipliez cette somme par 40 et que vous la multipliez sur 5 ans… Vous n’êtes déjà pas loin du milliard d’euros… Et si vous y ajoutez les salaires d’autres (inutiles surpayés, pardon) patrons multimillionnaires, vous avez largement de quoi faire bouffer un peu mieux les pauvres.

72Acorsemai2010_0114

Et lorsque vous entendez que 20 milliards vont être débloqués pour améliorer la « compétitivité », outre que vous savez très bien de quelles poches ils vont sortir ces milliards, vous pouvez aussi vous demander dans quelles poches ils vont finir…

Oui ! Coupons leur les bourses, Tonton, et ça, ce sera un vrai marqueur socialiste !

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Posted in: Raz-le-bol