Le début du pachakuti

Posted on 24 décembre 2012

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Cela en bouche un coin, un titre pareil, que je ne savais même pas ce qu’était le pachakuti, ni qu’en langue aymara, cela signifie nouvelle ère. Et cela me donne une suite à mon petit traité de marxisme à deux balles à l’usage des chats, des zoizeux et… pourquoi pas des Mayas (suite 12).

Bref, selon certains glands, le 21 décembre devait être la fin du monde. Mais que pouic, nous sommes le 24, j’ai toujours les deux pieds sur terre, et ma chatte les quatre pattes.

Ces glands se sont en effet basés sur le calendrier Maya pour prédire l’apocalypse (ou le doomsday en britsh), mais comme ils ne lisaient pas couramment le Maya, ils se sont royalement plantés. Le 21 décembre 2012 marquait uniquement la fin d’une ère (à ne pas confondre avec une aire d’autoroute), et le début d’une autre.

Quoi qu’elles ont, mes pattes. Qu’elle dit ma chatte en se réveillant en sursaut.

Rien, rendors-toi tranquillement.

Bon, je reprends. En Bolivie, les boliviens (natifs du bled, donc) ont élu en 2005 un président socialiste, Evo Morales, qui est nettement plus socialiste que nos socialissss à l’eau de rose parfumée au caviar. Et comme il est amérindien d’origine contrôlée, il sait déchiffrer le Maya, son calendrier et ses baktun. Et il sait qu’un baktun du calendrier Maya se traduit en gros et en français par une ère (à ne pas confondre avec un pauvre erre), et qu’après une ère s’ouvre toujours une autre ère (un peu comme l’herbe qui pousse et repousse).

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Donc, le 21 décembre 2012 marquait la fin d’un baktun, c’est à dire d’une ère, et le début d’une autre, et c’est tant mieux, car le président bolivien en a profité pour faire un joli discours sur le lac Titicaca, dont L’Huma nous livre des extraits.

Comme vous pouvez les lire dans L’Huma, je résume simplement.

Ouais, on connaît la chanson. Fait chier le capitalisme, la surconsommation illimitée, les privatisations, la mercantilisation, l’exploitation irrationnelle et dévastatrice des ressources naturelles, et tout le toutim, rien que pour le profit de quelques uns… C’est fini avec l’ancienne ère que tout cela. A la poubelle, zoust !

Rendors-toi, que j’ai dit !

Oui, à la poubelle tout ce merdier, et le 21 décembre s’ouvre une nouvelle ère, celle où l’on va construire une culture de la vie, selon le président bolivien !

Euheuh ! Nous sommes le 24 ! T’as vu un truc arriver qui révolutionne ?

Rendors-toi, nan mais !

Non, je n’ai rien vu encore. Mais on peut toujours rêver…

Dis Tonton, il s’est peut-être trompé de date, le président bolivien, c’est pour le 31 décembre la révolution.

Bon, c’est Noël ce soir, alors pour me consoler de ce jour de deuil (j’ai toujours confondu la date de naissance et de la mort de titi Jésus), j’ouvre le Nouvel Obs, et que… boudiou que c’est la joie… 

En Syrie, l’armée utilise un gaz inconnu (par qui ?) contre les insurgés. En Haute-Normandie, de fortes pluies ont privé d’eau 15.000 personnes (et moi qui pensais que la pluie, c’était de la flotte). Un quatrième policier se suicide en huit jours (ils sont lents à la détente, parfois, les poulets)… Et j’en perds mon latin avant d’aller à la messe de minuit…

Bon, je vais aller apprendre la langue aymara et tenter de traduire pachakuti en chinois.

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