Nationalisons…

Posted on 30 décembre 2012

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lgjmp72

Je parlais il y a quelques jours du pachakuti, cette nouvelle ère que nous annonçait le 21 décembre le président Bolivien Evo Morales, et qui marquerait le début de la fin – pas du monde, mais – du capitalisme. Une ère où l’on allait construire, non plus une culture du fric, mais une culture de la vie.

Ce qui me permets une autre suite qui devrait être la 13ème, mais comme je n’aime pas le 13, je passe directement à la 14ème – et même que toute l’année prochaine je daterai 2014, na ! Bref, une suite 14 à mon petit traité de marxisme à deux balles à l’attention des chats, des zoizeux, et… pourquoi pas des saucialisss.

Bon, le début de la fin du capitalisme, ce n’est pas la fin de la fin, mais c’est mieux que le rien du rien que nous font nos socialisss avec leurs réformettes à deux sous qui s’écroulent comme des pâtés de nouilles trop cuites. Désolé, elle est longue, ma phrase, mais ça fait du bien de cracher dans la soupe, parfois, et vous pouvez même rajouter une quinzaine de « s » à la fin de saucialisss – et même de saucisses. 

Ouf, ça va mieux ! M’énervent ces socialisss à un sou (et même en dessous) que j’ai failli voter pour eux rien que pour ne plus voir la tronche de Filou 1er. Et que j’ai bien fait d’aller voir ailleurs si j’y étais, tant ils lui préparent un voyage de retour gratuit, au Filou.

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Bref, ils feraient bien de prendre modèle sur la Bolivie – où c’est que je vais m’exiler bientôt, s’il nous revient le Filou – et de nationaliser tous les profiteurs et autres arnaqueurs de la vie ; plutôt que de leur dorer le berceau et le porte monnaie avec, au dépens (ou dépend, tout dépend du dépens ou de l’andouille dépendue) du notre.

En Bolivie donc où, depuis son arrivée au pouvoir – et sans élection truquée – le président Evo Morales a déjà nationalisé des industries pétrolières, des fonderies, des raffineries, des compagnies d’électricité ou de télécommunication, un gisement d’argent et d’indium – à ne pas confondre avec un indien. 

Et que ça continue avec l’annonce le 29 décembre de la nationalisation des compagnies d’électricité Electropaz, dont les profits allaient jusque là dans quelques poches espagnoles (et sans doute d’autres que l’on ne connaît pas).

Ouais, coupons-leur les bourses à ces salipiauds de profiteurs. Qu’elle dit ma chatte. Et nationalisons les fabriques de croquettes.

Oui, les fabriques de croquettes aussi.

Bon, vous me direz, chez nous, on ne peux pas, on est contraint par les directives européennes !

Rien à secouer !

En effet ! N’en déplaise à Dany l’ex-rouge, rien à secouer de l’Europe du fric ! Ce n’est pas parce que de jeunes gauchistes sont devenus de vieux cons, que tout le monde doit virer sa cuti pareil. Et d’ailleurs, je n’ai pas voté pour cette Europe du fric et du capitalisme dont on semble oublier qu’on nous l’a collée dans le dos, en dépit d’une majorité de « non ».

Une Union Européenne, moi, je veux bien la faire, mais avec la Bolivie !

Euheuh, c’est pas en Europe.

Et alors, on s’en fiche des frontières, et puis il y a l’avion aujourd’hui, et le téléphone et l’internet qui te permettent de causer plus vite que Lucky Luke ne tire.

Bref, chers amis socialisss, c’est quand que vous allez mouiller un peu votre fond de culotte et prendre modèle sur les Boliviens ?

Faut pas rêver, zont voté le traité européen de stabilité qui doit entrer en rigueur le 1 er janvier prochain.

Rien à secouer de ce traité dont l’article 9 stipule que les états signataires « s’engagent à oeuvrer conjointement à une politique économique qui favorise le bon fonctionnement de l’Union économique et monétaire (tiens donc, y aurait pas quelques banques derrière !) et qui promeut la croissance économique (pour qui ?) grâce au renforcement de la convergence et de la compétitivité (qui profite à qui ?) ».

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Dis Tonton, tu crois que…

Non, toujours pas, va plutôt arroser la dinde qui pousse sur le balcon. Moi, je prépare mon exil fiscal en Bolivie.

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