Discours imaginaire…

Posted on 1 janvier 2013

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lgjmp72

Discours imaginaire d’un chef d’état imaginatif

Françaises, Français, vous allez en prendre plein la poire, la pèche, et même tout au fond du … Bref, vous êtes, vous aussi, tout au fond du trou, et ce trou est noir. Si noir et si abyssal qu’il faudra longtemps pour le voir reblanchir un peu… Mais ne vous inquiétez pas, nous faisons tous nos efforts pour redresser le manche, pardon, la barre, et si vous le, pardon, la soutenez, nous y parviendrons… 

D’ici un an, deux ans… disons cinq ou six… Si le manche tient bon, pardon, si la barre est bien tenue, nous reverrons enfin la couleur d’un ciel bleu et d’une jolie nuit étoilée… 

Il n’y aura plus aucun chômeur, plus aucun sans abri, plus aucun pauvre, plus la moindre misère, en notre cher pays. 

Plus personne ne tremblera de frayeur en ouvrant sa boîte aux lettres à se dire, mince, encore une facture qui augmente, encore un huissier qui se lamente, encore un commandement de payer, encore une lettre de licenciement, encore pôle emploi qui m’irradie… 

Non, plus jamais ! Nous vivrons enfin sous le ciel radieux du socialisme et pourrons benoîtement contempler les étoiles qui pollulent, pardon, qui pullulent dans la nuit. 

Faites moi, confiance ! J’ai le manche, pardon, la barre en proue et le froc, pardon, le foc bien hissé, et je vous conduis vers ce chemin illuminé du socialisme réaliste qui fera de notre pays une économie modèle.

Une économie en laquelle plus aucun actionnaire ne profitera d’un bien qu’il n’a pas ou mal acquis. Où aucune banque ne gérera ses intérêts aux dépens des vôtres. En laquelle plus aucun patron ne se sucrera sans rien faire sur le dos de pauvres bougres qu’il exploite. D’ailleurs, l’expression « pauvre bougre » sera rayée de notre vocabulaire et même de nos dictionnaires, et même de notre histoire. 

Une économie qui ne sera plus le règne de protéiformes multinationales, mais dont le travailleur, ayant régulièrement cotisé au parti, sera le seul maître. Une économie en laquelle, même moi, votre cher et bien aimé Président, je pourrai me considérer comme votre soumis.

Je ne vous le cacherai pas, pour atteindre ce but, il vous, pardon, il nous faudra faire des sacrifices, beaucoup de sacrifices, et nombre d’entre vous, pardon, d’entre nous seront laissés sur le pavé. Les multinationales, leurs protéiformes actionnaires, les patrons, les banques et les autres que je ne connais même pas continueront à vous, pardon, à nous cogner l’échine.

Mais votre échine est dure, et elle résistera. Et dans un an, disons deux… disons vingt… Ce règne du socialisme réaliste vaincra !

Françaises, français, je vous ai compris, et vous adresse mes meilleurs voeux pour cette nouvelle année qui, je vous le rappelle, sera dure encore, mais il nous faut tenir le manche, pardon, la branche. Et nous triompherons.

72jmpdecemb2012_2173b

Dis Tonton, tu ne crois pas que t’irradies un peu lorsque ta chatte dort.

Non, c’était juste la suite 12 bis de mon petit traité de marxisme à deux balles à l’usage des chats des zoizeux et… je vous laisse deviner… En attendant la suite numéro 15.

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