Planquez-vous, la reine arrive…

Posted on 18 janvier 2013

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Rassurez-vous, il ne s’agit pas de l’une des horribles reines du pays des merveilles d’Alice. Non, il s’agit d’une reine en vrai, et pas en salade, ou dessinée en carte à jouer par Walt Disney, ni d’une Fabiola déguisée en princesse de rêves… Quoi que… Fabiola, moi, cela m’a toujours fait penser à une fable.

Tiens, si je disposais d’une fortune estimée à 75 millions d’euros à laquelle s’ajoute une dotation annuelle de près d’un million d’euros, dont chaque citoyen de mon royaume me gratifie – sans compter quelques biens sans doute placés au paradis – je pourrais facilement me prendre pour une reine de fables (et même des sables, mais c’est une autre histoire).

Bon, il faudrait que je me déguise, ou que je change de sexe. Mais c’est encore une autre histoire, et cela ne vous regarde pas.

Fabiola, cela me fait penser à une reine d’Orient, du temps où le monde pouvait avoir mille et une nuits. Une brune aux yeux nacrés (vêtue d’un joli tablier de couleur et faisant la lessive – mais sans rien dessous le tablier, pardon, mon rêve m’échappe) vêtue d’une jolie panoplie de princesse aux couleurs nacrées comme celles de ses yeux qui se reflètent dans le miroir des sables (c’est joli, non ?)

Et ploc ! Mon rêve m’échappe vraiment lorsque je vois la photo de la reine Fabiola, en me réveillant et en lisant la presse de ces derniers jours.

Je ne vous mets pas la photo, c’en serait totalement fini de mes rêves, mais on peut la voir ici.

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Celle-là, c’est celle de son mari, feu le roi Baudoin.

Bref, revenons de la mer de sable, avant que de s’y noyer. 

Alors que nos joyeux militaires vont vanter au Mali les mérites des chars made in Dassault ou autre fabricant de canons made in France, nos amis les Belges, eux, font la chasse aux sorcières, pardon, aux finances de la reine.

Si vous ne le saviez pas – comme moi d’ailleurs – nos amis les Belges ont deux reines, l’une vieille, du nom de Fabiola, et l’autre un tout petit peu moins vieille du nom de Paola.

En 1993 en effet, après une longue vie de servitude royale, Baudoin, jusque là roi des Belges, avait la généreuse idée de s’envoyer aux cieux. Et comme il n’avait pas d’enfants, ce fut son frère Albert qui lui succéda. Or Baudoin avait une femme, Fabiola, reine des Belges, toujours vivante (bien que très âgée) et donc toujours reine. De même qu’Albert a pour femme Paola, reine des Belges aussi, et toujours vivante elle même (bien qu’un peu moins âgée que l’autre). Ce qui fait que les Belges ont deux reines.

En soi, on s’en tape le train que les Belges aient deux reines – ils pourraient en avoir cinq ou six, cela me laisserait tout aussi indifférent. 

Sauf que c’est la crise (enfin paraît-il), même en Belgique. Et que l’une des reines des Belges (la plus vieille, Fabiola donc) a eu la généreuse et royale idée, il y a peu, de créer une fondation permettant de transmettre son patrimoine et sa maigre fortune à ses pauvres héritiers, via des actions « philanthropiques », et donc sans droits de succession. 

Ben quoi ? Qu’elle dit ma chatte. Il faut bien les nourrir les pauvres héritiers royaux.

Certes, on ne va pas les laisser miséreux, les pauvres ! D’autant plus que cette ridicule petite fortune se monte à 75 millions d’euros – sans compter le paradis – et que près de la moitié de cette somme provient de « dotations », c’est à dire des impôts que paient nos amis les Belges. Le vice-premier ministre Belge de dire d’ailleurs à ce sujet qu’il « est indécent que des moyens publics qui lui ont été alloués (à la reine, pas au vice) pour assumer cette fonction (de reine, pas de…), puissent uniquement servir – après son décès – des intérêts familiaux et religieux ».

Autant vous dire que ma fable de la reine des sables aux yeux nacrés s’est définitivement barrée en sucrettes !

Bon, pourquoi que je parle de sable, moi ! 

Ah oui ! Bouclier du désert, cela ne vous rappelle pas un truc ? C’est le nom que la famille Boucherie & Co (à ne pas confondre avec quelques présidents Etatsuniens) avait donné à la première guerre contre l’Irak en 1990/1991. On a vu à quoi ces guerres du désert ont abouti… pas grand chose, si ce n’est un merdier pire encore qu’avant.

Aujourd’hui, ce sont nos cher politiciens socialiss (je vais finir par dire socialices) qui ont décidé du sort du désert, et d’y coller leur ligne Maginot pour bouter les islamistes hors du Mali. 

Mais allez donc planter une ligne Maginot au milieu du désert ! Et vous verrez s’il pousse des fleurs, aux bouts des fusils. Qu’il dit mon chameau (il s’appelle Maurice).

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Comme tu dis, que pouic il en sortira. Cela fait plus de vingt ans que les Algériens tentent de bouter les islamistes guerroyeurs hors de leur désert… en vain ; et nos chers policards francaouis, qui ne connaissent du sable que Paris-Plage ou les plages des landes, se croient capables de mieux faire !

Il en pète de rire mon Maurice !

Et cela vous étonne que les islamistes qui, eux, le connaissent aussi bien que moi, aient sauté sur le prétexte de cette guerre au Mali pour prendre d’assaut une centrale gazière en plein désert, et se faire quelques otages au passage ! Qu’il dit encore le Maurice.

Ma grand mère disait toujours qu’il ne faut pas péter plus haut que son cul (c’est pas moi, c’est elle, je vous jure)… Pour une reine des Belges, on peut comprendre que oui – après tout, elle est dans ses nuages dorés… Mais lorsqu’il s’agit de nos politiciens, on a parfois envie de les poser en plein désert pour voir s’il s’y retrouvent…

Et comme le disait Lewis Caroll, « Imaginez ce que c’est que de faire la révérence lorsqu’on tombe dans le vide ! Croyez-vous que vous en seriez capable ? »

Dis Tonton, tu crois que c’est pour demain la révolution !

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Posted in: Merdialisation ?