Une histoire de grenouilles volantes

Posted on 25 janvier 2013

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On a eu beau me dire et m’assurer que les grenouilles pouvaient voler, je n’y croyais pas, ou alors dans la fable. Et pourtant elles volent ! Au Vietnam, des scientifiques viennent en effet de découvrir une nouvelle espèce de grenouille volante, Rhapaphorus helenae, qu’ils l’ont baptisée, pour bien marquer que c’était un spécimen rare. 

Bon, je suis quand même rassuré sur mes facultés mentales. Elle ne vole pas vraiment en fait. Il s’agit d’un variété grenouillère qui vit dans les arbres – ça, je savais que cela existait, il m’est arrivé d’en prendre sur la tête en me promenant en forêt. Et pour se déplacer de branche en branche, elle saute et elle plane.

Je ne sais pas pourquoi, mais je sens que je vais bientôt imiter la Rhapaphorus, ou le baron perché de Calvino, et aller vivre dans les arbres.

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Dans Caïn, Jose Saramago tisse tout son roman autour d’un dialogue entre Caïn, le premier criminel, et dieu, le premier des glands (enfin, c’est moi qui traduit). Et autant vous dire que dieu en prend plein son grade, le gland (c’est toujours moi), pour avoir créé l’homme et son lot de bipédité (je ne vois pas pourquoi l’on parle toujours de bestialité) comme un jouet dont, au final, il n’a pas grand chose à faire.

Mais dieu est dieu et restera immuablement gland (oui, encore), il décide donc d’éliminer l’humain pour le remplacer par d’autres  humains. Or, comme l’humain restera bipestial (pas facile à prononcer en wallon), que l’on remplace un humain par un autre, se dit Caïn, est totalement stupide (ou gland, si vous préférez), le bipestial en lui sera toujours bipestial. 

C’est ainsi que le premier criminel décide, à l’image de dieu, de devenir le plus grand criminel (d’un point de vue humain) en éliminant une fois pour toutes le bipède (il aurait pu aussi éliminer dieu, mais c’est une autre histoire).

Personnellement, je n’ai pas de velléités criminelles… quoi que, lorsque j’entends dire que le patron le plus riche de France a exporté sa fortune en Belgique… Qu’un maire socialisss refuse d’inscrire les enfants Roms à l’école et les condamne à étudier dans un gymnase… Ou que la guerre, oui, toujours la guerre…

Je me demande si… 

Mais non. Qu’elle dit ma chatte.

Tu as raison, et je préfère nettement imiter la grenouille volante et aller me planquer dans les arbres pour y planer de branche en branche. D’ailleurs, selon le baron perché de Calvino, il paraît que l’on fait de fort intéressantes rencontres dans les arbres.

Bon, la prochaine fois, je vous parlerai des pluies de grenouilles, parce que c’est aussi une autre histoire.

Dis Tonton, la révolution, tu crois qu’on peut la faire dans les arbres.

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