Pourquoi pas au pas…

Posted on 28 janvier 2013

0


lgjmp72

Je sais, il y a de l’énigme dans l’air. Et bien non, même pas, ni au pas, et pourquoi pas ? Parce que je n’aime pas marcher dans le pas des autres et que…

Bref, passons sur le mariage, cet acte imbécile qui nous est imposé (par le fisc) et notre société dite civile (héritée de la religieuse) pour mieux nous recenser et nous taxer… comme si l’amour avait besoin d’être enregistré sur un morceau de papier… mais que moi, cela me pompe un peu d’amour de devoir me faire registrer.

Passons donc ! Mais puisque l’amour, pardon, le mariage est un acte imposé et donc imposable, qu’il le soit accordé à tous, je suis entièrement pour.

Je suis donc totalement favorable au mariage homo, de même qu’au droit à l’adoption pour tous et à la procréation médicale assistée (ce n’est pas joli cette expression, mais, comme pour le mariage, l’on fait avec).

Mais… Et oui, il y a un mais, ce qui explique mon pourquoi pas au pas, et que je ne sois pas allé défiler dans les rues hier pour affirmer mon absolument pour le mariage pour tous.

J’aurais pu prétexter que j’ai un corps au pied qui m’empêche de marcher, une migraine de dernière minute, ou… je ne sais quoi encore… Mais non, il m’est souvent arrivé d’aller manifester malgré un mi-corps de la tête aux pieds, ou une tête en vrac jusqu’aux pieds.

7216oct2010_2362

Alors pourquoi que pas marquer le pas ? Qu’elle demande ma chatte.

Pourquoi ne pas marcher au pas, tu veux dire ? C’est bien cela, en effet.

Si je suis totalement solidaire des homos et de leur désir de mariage. D’aller marcher au pas, je ne puis pas.

Primo, ce n’est pas parce que des crétins de cathos totalement arriérés et cavernicoles se sont mobilisés en masse pour hurler leur homophobie, que l’on doit leur répondre de la même manière. Il y a d’autres façons de le faire, comme celle de prendre la parole plutôt que de hurler sa gouaille dans les ruelles.

Deuxio, d’aller manifester contre une manifestation, c’est entrer dans une surenchère qui risque d’entraîner une autre manifestation qui… Et au final, marchons, marchons…

Mais surtout, ce qui m’a totalement rebuté, c’est la récupération politicarde à deux balles que, d’un côté ou de l’autre, l’on a fait d’un réel sujet de société, et dirais-je simplement, de vie.

Que la droite s’empare du sujet pour crier ouah ouah et mobiliser ses troupes, rien à secouer ! Pas plus que du ridicule qui ne tue personne, pas même une certaine Frigide Truc, pas même le Chie-vit-à-l’as, ou le Guéant des mers. Vous pouvez toujours mobiliser mes choux, mais demandez-vous ce que vous faites au lit, et l’on verra ensuite !

Si, dans le résiduel intellectuel d’une certaine droite curotinée, l’homosexualité est encore synonyme d’hystérie ou de toute autre maladie mentale. Alors moi qui ne suis pas homo (désolé, je n’ai pas trouvé l’âme frère), je me considère tout aussi malade mental que mes frères et soeurs homosexuels, mais bien moins que les droitiers curotins.

Mais que la gauche fasse de ce sujet, de simple évidence de vie, un sujet phare pour masquer toutes ses incapacités concernant le reste des sujets de vie, cela m’exaspère au plus haut point.

Chers amis et amies homos, j’étais de tout coeur avec vous et vos désirs légitimes, hier. Mais j’étais incapable d’aller fouler le pas d’une gauche éthérée vous utilisant comme prétexte pour voiler son incompétence à penser le monde.

Au pas, camarade, au pas… Et bien non, je ne le puis pas !

Dis Tonton, ça ne va pas devenir un gros mot, la révolution !

Advertisements