Voulez-vous voir le trou du…

Posted on 2 février 2013

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Voulez-vous voir le trou du cul du Front National ?

Non merci. Qu’elle me dit ma chatte. C’est plus noir que le fond d’un tunnel.

D’un cunul, tu veux dire ?

Ouais, enfin un truc bien crado.

Certes ! Mais dans Libé on peut lire que « Bruno Gollnisch, (fleuron de la Jeanne de France, ou épée, mais c’est moi qui l’ajoute) montre ses fesses en guise de protestation ».

De protestation contre quoi ?

Je m’en fiche ! Il me suffit d’ouvrir l’article de Libé et de voir sa photo pour… que je referme Libé immédiatement. Et hors de question que je me torche le cul avec, je risquerais la commotion.

Bref, « L’éjaculation masculine à visage découvert », qui tenait la troisième place des articles les plus lus de Libé hier, est passée maintenant à la seconde place, c’est tout dire de la mentalité du lecteur gauchisant. Surtout lorsqu’il (ou elle) découvre ses fesses, pardon, le visage de Bruno Gollnisch, tout souriant comme un cul de poule.

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Bon soyons sérieux cinq minutes.

Pas plus, sinon t’es trop chiant comme une marée noire.

Cinq minutes, pas plus. Donc au top des articles les plus lus de Libé, juste avant le manifeste éjaculatoire, les lecteurs gauchisants ont lu qu’une « femme meurt après s’être fait trancher la gorge dans un supermarché ».

Bon ok, je vous l’accorde, c’est glauque ! Il y a des façons moins moches de clamser. Je ne pousserai donc pas l’humour noir, jaune, violet, ou de votre couleur préférée, jusqu’à vous demander si vous avez déjà vu votre boucher couper une tête de veau, avant de la saupoudrer de vinaigrette, ou votre poissonnier prendre un malin plaisir à arracher les yeux du poisson rouge avant de vous le mettre dans l’assiette.

Ouais, c’est glauque de clamser égorgé par un taré entre le rayon des têtes de veaux et celui des poissons émincées en lamelles. Personnellement, je préfèrerais claquer entre le rayon fromage et celui des desserts. Quoi que, entre le rayon des produits à laver le sol et celui des lessives, c’est peut-être mieux et plus pratique.

Mais il y a de pires façons de crever aussi. Tiens, lorsque votre aéroplane se crache en pleine mer par exemple, qu’il lui faut cinq minutes pour amerrir et cinq plombes avant de vous noyer. Ou lorsque votre bagnole croise un inopiné platane, et que vous avez juste le temps de penser, « Qu’il est beau cet arbre, c’est quoi ? ». Ou lorsque qu’un crabe tout mignon tout plein vous bouffe de l’intérieur et que vous pouvez toujours lui répéter qu’il est très joli, très gentil, le crabe, il vous bouffe quand même. 

Ou encore, j’avais presque failli l’oublier celle-là, lorsque vous crevez de misère, de faim, ou de froid – et parfois des trois, et que vous ne savez que dire. Ou, bien oui, celle-ci aussi, lorsqu’une guerre utile, nécessaire même, et dûment planifiée, vous met face à face avec un missile, et que vous n’avez même pas le temps de vous brosser les dents et de lui sourire…

Quoi qu’elles ont les souris ? Qu’elle sursaute ma chatte.

Rien, tout va bien, rendors-toi ma poule.

Tu sais ce qu’elle te dit ta poule !

Non, et je ne veux pas le savoir. Bref, il y a… de très nombreuses manières de mourir, nous dirait un vieux nouveau philosophe… Mais allez donc savoir pourquoi, il y en a de plus médiatiques que d’autres.

Si vous avez la chance de vous retrouver face à face avec un missile, même si vous vous êtes fait le sourire Gibbs à grands coups d’Email Diamant (pubs gratuites), sauf dans une publicité, et encore moins si vous êtes quelque peu basané, vous n’avez aucune chance de passer à la TV, ou que votre sourire fasse la une de la presse. Dans le meilleur des cas, on ne montera de vous que votre visage ensanglanté avec un vieux chicot mal décroché de la mâchoire, histoire de faire un peu pleurer dans les chaumières, et puis on oublie.

Mais si vous avez la malchance de vous trouver au supermarché au moment où un taré a décidé d’essayer son rasoir sur vous, afin de voir s’il est double ou triple lame. Vous pouvez être certain de faire la une de la presse pendant au moins une semaine. Et vous gagnez à la loterie.

Mouais, mais ton vieux nouveau philosophe, il va te dire que tu n’as pas le choix entre mourir missilisé, ou stupidement tué par un taré. Tout dépend de l’endroit où c’que t’es.

Certes, et il pourrait ajouter qu’au bout du compte, le compte est le même, puisque tu es mort. Mais là n’est pas le sujet… Et puis d’abord, tu me l’as fait perdre le sujet, merdre alors ! Bon, je causais de quoi ?

Du trou du cul du Fhaine, puis de l’éjaculation des gauchisants, et que tu lisais Libé qui te donnait des poussées zintellectuelles. Et que tu t’es mis à délirer sur la mort zaux trousses, comme disait le créateur des zoiseaux.

Merci, tu viens de me recoller un (ou une, je ne sais jamais) synapse. 

La mort aux trousses donc, nous l’avons tous (ce qui est aussi chiant qu’un trou du cul du Fhaine, mais c’est une autre histoire), en soi, pas la peine d’en chier des couleuvres.

Ou d’en pondre des pendules qui tournent toutes seules.

Mais allez donc comprendre pourquoi qu’il y a des morts plus médiatiques que d’autres.

Evidemment si vous êtes un petit francaouis emmitouflé dans sa TV, vous avez plus de chances d’aller au supermarché qu’au fin fond du désert malien. Et théoriquement, vous n’allez pas chez Moumouth pour vous faire trancher la gorge, alors que tout francaouis un peu sensé sait que le désert malien est un vrai coupe gorge.

Evidemment donc et encore, qu’une femme meure égorgée chez Lauchamps, cela vous touche bien plus que la mort crieuse et poisseuse, beurk, de centaines de petits touaregs crevés sous les bombes de nos jolis militaires qui ont tout à fait le droit de tuer leurs contemporains, et qui sont d’ailleurs payés pour cela.

Evidemment enfin, il est normal que la mort d’une femme sous le rasoir d’un abruti fasse la une de la presse, tout autant que les promenades maliennes de nos joyeux trouffions illuminent les pages de la presse, sans que personne ne se préoccupe des morts qu’ils causent.

Oh, toi, faut toujours que tu causes. Qu’elle dit ma chatte. Demande donc à ton neveu c’est pour quand la révolution.

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Posted in: Raz-le-bol