Habêtus François 1er (suite d’une histoire…)

Posted on 17 mars 2013

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« Habêtus François 1er, crie le peuple calottique. Mouais, z’ont remplacé un pape sénile par un autre sénilisant. Peuvent pas choisir un jeune de temps en temps ? Qu’en plus, si le précédent avait frayé avec les nazis, le nouveau ne s’est pas illustré dans le combat contre la dictature argentine. » Qu’elle dit la cigale. « Ridicule que j’aille demander au pape le sens du chemin. Je vais voir directement le pinson, comme m’a dit la chatte. »

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T’as raison. Qu’elle lui dit ma chatte. D’ailleurs, un François, les français en ont élu un, et en version beta (non j’ai pas dit bêta) que ça fait presque un an qu’ils le testent et que c’est pas mieux que sous le règne de Filou 1er. Qu’y a même des ministres socialisss qu’auraient des comptes en Suisse. Va donc voir le pinson, il te sera de meilleur conseil.

Ce que fit notre amie cigale.

Bon, le pinson des arbres a le croupion verdâtre – comme celui d’un vieux pape – mais en dehors de cela il est tout coloré et sympathique. D’ailleurs, dame pinsone porte une calotte brun-vert-olive, ce qui la distingue d’un pape qui, lui, porte une calotte blanche, pour bien montrer qu’il est un vieux pape, et que ce n’est pas à un vieux singe que l’on apprend à faire la grimace.

Qui plus est, un pape n’est jamais dame, quoi que, je n’ai jamais regardé sous ses jupes – ce qui fait que le truc du croupion verdâtre n’est que pure hypothèse.

Ceci-dit, le pinson a une autre caractéristique. Il ne parle que le langage pinson, et l’on comprend ainsi nettement mieux pourquoi Buffon en perdit son latin lorsqu’il le décrivit, remplaçant systématiquement les « s » par des « f », « Cet oifeau a beaucoup de force dans le bec ; il fait très bien s’en (tiens il en a oublié un) fervir pour fe faire craindre des autres petits oifeaux, comme auffi pour pincer (d’où le nom de la bestiole) jusqu’au fang les perfonnes qui le tiennent ou qui veulent le prendre… » A moins que le pinson n’ait pincé la langue de Buffon, allez savoir.

Bref, lorsque dame cigale lui demanda, « Bonjour pinson, je m’appelle cigale. Peux-tu m’indiquer le sens du chemin, ou au moins quel chemin je dois suivre pour parvenir à un chemin qui ait du sens ? Et incidemment, peux-tu me dire si tu as inventé le truc pour réaccorder ma guitare avant de chanter, toi qui chante si bien ? »

Du haut de son arbre, le pinson lui répondit d’un « pink-pink » suivi de toute une série de notes descendantes se terminant en fioritures avec beaucoup de variations.

Il lui indiquait ainsi le bon sens du chemin, mais manque de bol, la cigale n’entravait que pouik au langage pinson, et comme ma chatte ronflait, planquée au fond de son placard, elle ne put lui servir de traductrice.

« Mince alors ! » Qu’elle se dit la cigale. « Pour une fois que quelqu’un me parle du sens avec sens, je n’entrave que dalle. Dis la chatte, tu te réveilles pour me traduire ! »

Peau de balle ! La chatte ronflait de plus belle, et la cigale toute déconfite dut reprendre son chemin à la recherche du chemin du sens.

Dis Tonton, quand elle se réveillera, tu pourras demander à la chatte si le pinson il sait, c’est pour quand la révolution !

Tiens, un cinquième soldat français (les autres, on s’en fiche toujours) mort au Mali !

« Bien fait pour sa tronche ! » Qu’elle dit la cigale. « L’avait qu’à choisir la carrière du goupillon, plutôt que celle du sabre ! » De ne pas comprendre le pinson l’avait vraiment dépitée…

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