De la décroissance du mammouth (et une petite suite)

Posted on 28 avril 2013

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« L’on vient de prouver de manière irréfutable que, de même que le bipède descend du singe qui, lui-même, descend du poisson qui… De même donc, le mammouth primitif avait des ailes que son évolution, doublée d’un régime alimentaire trop calorique, aurait rendues superflues. L’évolution étant adaptative, le mammouth vieillissant aurait ainsi perdu son empennage, ce qui explique sa disparition précoce ; ne pouvant plus voler, ni se nourrir d’insectes, pourtant déterminants pour sa croissance, le mammouth décrût (du verbe décroître qui n’existe pas encore en capitalistique), jusqu’à extinction des feux. »

« Et elle t’en bouche un coing, ma science ! » Qu’elle dit la cigale.

Ouais, et le mammouth ailé de couleur rose, il s’est adapté au fond de ton verre ? Qu’elle répond ma chatte, d’un oeil plutôt grognon.

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« Non, c’était juste pour te réveiller, que ça me casse les ailes de ne croiser que des bestioles à moitié pionçantes qui ne me racontent que du non-sens dans ma recherche du chemin du sens. Et qu’il est où, ce sens, que je recherche tout partout ? »

Demande donc au hibou !

« Il est où, le hibou ? »

Dis, tu me les brises avec tes où, qu’il y a des ou presque partout. Déjà qu’on nous a gonflé toute notre enfance avec ces histoires de ou qui mélangent les poux, les hiboux, les genoux, et même les cailloux, mais pas les bisous, ni les gnous. S’il faut ensuite se casser la tronche à chercher où se trouve le où du où qui va nous mener au chemin du où qu’il est le sens. Autant prendre directement un raccourci cartésien et se dire, j’y suis, j’y reste. Et pis t’as qu’à regarder sur gogole maps.

« Ben non, j’ai regardé, il m’a trouvé plein de rues des ailes. Y’en a une à Bruxelles, une à Biscarrosse, et même à Bouguenais que je ne sais même pas où c’est. Mais il n’y a pas de rue du où, et s’il y a un Sens, il n’y a pas de rue du sens à Sens. »

T’as qu’à demander au coucou alors !

Mais ce sera pour une autre histoire…

Bref, la grosse histoire de la semaine, c’est que des petits plaisantins auraient inventé le « mur des cons » et que ça fait hurler de gauche à droite et de droite à gauche.

Evidemment, il y a de tout sur ce mur des cons, de la droite à la gauche, et le vice et le vers ça.

Certes, mais ce n’est pas le sujet. Non, ils me font bien marrer à hurler sur ce « mur des cons », parce qu’il y a belle lurette que je l’ai inventé, et qu’il y a très longtemps que je l’ai enlevé de ma chambre parce qu’il tapissait tout, des murs au plafonds, et que j’allais finir par marcher dessus en le collant sur la moquette. Et qu’en plus, je ne suis pas le premier à l’avoir inventé. 

« M’est avis que l’on a tous un mur des cons dans sa tête. » Qu’elle dit la cigale.

Dis Tonton, tu ne crois pas que la révolution, elle effacerait tous ces murs des cons !

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