A l’impasse du temps qui… (une autre suite)

Posted on 11 mai 2013

0


lgjmp72

« Il faut quand même que je vous raconte mon histoire de fourmis, de bipèdes et de labyrinthe, que j’ai commencée l’autre jour, mais que cette pipelette de chatte m’a coupé la chique avec des histoires d’impasses qui sont pire que des labyrinthes. » Qu’elle dit la cigale.

Pipelette, vas donc ! Qu’elle répond ma chatte. Et d’abord, impasses ou labyrinthes, il n’y a que les bipèdes pour les inventer, et se coller dedans à n’en plus savoir sortir, sauf à inventer le cerf-volant et la colle forte pour en assembler les morceaux. Si forte que sinon tu fais comme Icare lorsque tu t’approches du soleil, la colle fond et plouf, tu tombes à la mer et tu coules à pic parce que t’as attrapé une insolation.

« Mouais ! Mais cesse de me couper la parole, que tu me plonges dans la colle aussi.

 72jmpimgnov2012_2163

« Bref, ayant enfin pigé que les fourmis parvenaient à se retrouver dans le labyrinthe de pistes qu’elles tracent en se reniflant les phéromones, les bipèdes se sont dit, « tiens, c’est pas con, si nous essayons la même chose. » Et hop, ils ont inventé des robots qui, s’ils ne ressemblent en rien à des fourmis – et d’ailleurs, ils s’appellent Alice 1, 2, 3…, or il ne viendrait jamais à l’esprit d’une fourmi bien née d’appeler ses mômes Alice 4, 5, 6… Des robots donc, qui imitent le comportement des fourmis pour se sortir des labyrinthes.

Mais si les bipèdes ont pigé comment faire qu’un robot suive les traces d’un autre robot, allez donc lui faire humer les phéromones de ses congénères ! C’est nettement plus compliqué, autant le remplacer par une fourmi, ce qui ne sert à rien à l’expérience. Qui plus est, la contemplation d’une fourmi suivant à la trace ses copines est assez fastidieuse.

Or, chacun le sait, le robot, s’il est insensible aux phéromachins, est réactif à la lumière. Et certains bipèdes étant moins crétins que les autres – on les appelle des scientifiques et on les enferme dans des laboratoires pour mieux étudier leur étrange comportement. Ces scientifiques donc, ont remplacé le phéromone de la fourmi par la lumière du robot, de telle sorte que les robots suivants ne perdent jamais les traces des robots précédents en suivant leurs émanations lumineuses. Et toc, si un robot trace un labyrinthe lumineux, les autres s’en sortiront toujours. Génial, non !

Mais, il y a un mais, parce qu’il en faut toujours un avec les bipèdes. Pourquoi donc est-ce que le premier robot aurait l’idée saugrenue de tracer un labyrinthe, alors que chaque robot bien pensant le sait, le plus court chemin pour aller d’un point à un autre est une droite ?

Toujours prompts à éluder les questions qui fâchent, les scientifiques se sont enfermés dans leurs laboratoires, avec leurs rats, leurs fourmis et leurs robots, et cette question restera sans réponse. »

Ouais ! Tout ça pour arriver au fond de l’impasse !

72jmpjanv2013_2177 copie

Quant à moi, je reste tout dubitatif. M’est avis que ce n’est pas encore demain que notre cigale va trouver le sens du chemin qui mène au chemin qui éclairera le sens, à moins d’introduire une histoire de phéromones là-dedans. Mais ce sera encore pour une suite.

Dis Tonton, t’en a pas marre d’élucubrer en attendant la révolution.

 

Advertisements