Je déteste… (cartes postales de Cancerland 2)

Posted on 28 août 2013

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Je déteste le mois d’août. De mon enfance, les seuls souvenirs qu’en j’en garde, sont d’avoir visité les fantômes de mon grand-père et de mon oncle, morts il y a peu, évidemment, et sans que je les connaisse, évidemment aussi, et dont on m’imposait de conserver un souvenir factice. Et ce factice, entre la promenade rituelle à la fête de L’Humanité, une sortie au Cirque de Moscou, ou une autre pour s’ébrouir des Coeurs de l’Armée Rouge. 

Mais l’enfance est l’enfance, elle n’a que les choix (ou les crois ou croix) qu’on lui impose – et peu importe s’ils implosent ensuite. D’ailleurs, lorsque je croise un communiste aujourd’hui, je… (non… je ne vous le dis pas tant je pense ressembler à un fossile et vous oubliez le marteau).

Et puis, pour en revenir au mois d’août, il était le mois le plus long de l’année. Un mois plus un, déjà, où il n’y a plus d’école, ce seul endroit où je pouvais m’échapper ; non pas pour vivre, mais simplement pour être un peu ce petit bout de bonhomme que je tentais de construire, sans savoir comment..

Mais non ! Il ne faut surtout pas qu’un petit bonhomme se construise, alors on le met dans une cage, un moule, un truc que je ne sais même pas comment dire, mais que l’on nommait et nomme encore « colonie de vacances ».

Faites chier avec vos « vacances », que je ne me disais pas encore. Et c’est quoi que ces colonies où il faut être tout beau tout propre et tout contre (ne pas oublier le « tre ») les autres, et que ça pue la sueur mélangée au savon ?

Heureusement, on ne m’y a pas laissé longtemps dans ces « colonies », impossible de me coloniser sans doute. Ou simplement qu’il ne faut pas y penser « fait chier », même si l’on ne sait pas encore le dire.

Puis, puis… puis la vie… Et plein de mois d’aout que j’impasse parce qu’une année le petit blondinet que je suis a perdu toute sa mélanine sur un bateau à voile où il n’avait que faire de la voile, mais… faut y aller en « colonie », qu’ont lui a dit !

Et qu’un mois d’août à se faire brûler au soleil quand tu n’as plus de mélanine, je ne vous dis pas ; même les présidents, pas dictateurs du tout africains, ne l’ont pas inventé comme moyen de torture.

Si ! Y’en a ! Qu’elle dit ma chatte. Et pas qu’en Afrique.

Bref… puis, puis, et puis la vie. Mais le mois d’août est aussi crétin qu’un jour de semaine, il faut qu’il revienne.

Récurrent, qu’ont dit, comme le cif ammoniaqué.

Ouais, mais lui, c’est une fois par an, et c’est déjà trop.

Il y en a eu donc d’autres, de ces mois d’août. Quelques chiants, et puis, à mesure que tu apprends à dire « fais chier, tu m’emmerdes avec tes conneries dont je ne veux pas », des moins chiants ; et même des très pas chiants du tout que je ne vous raconte pas, parce que cela ne vous regarde pas.

Et puis, et puis la vie… Ou la mort ? C’est comme le loto, si vous le voulez.

Etant de cette génération sexe, drogue et rock’n roll (et surtout si bien stone), j’en ai vu des trés-passés-trèpassants.

« Que sont mes ami(e)s devenues », disait l’autre… Et je dirais que je ne les avais pas de si près tenu(e)s… Mais… je ne sais pas qui a dit que « la vie passe comme une impasse »…

Bref, la vie impasse… Et je digresse… Mais il faut bien en revenir à mon sujet :

Cancerland !

L’été dernier déjà, abonnement à Cancerland avec ma petite soeur qui n’en est pas revenue tant il était sympa le Cancerland. Et l’on recommence cette année.

Tiens, il est vraiment amusant Cancerland. Juste avant d’y partir hier, ma petite marrante m’a dit, « C’est la Sainte Monique, jour de ma fête, c’est l’anniversaire de la mort de mon père, et moi je rentre à Cancerland. »

Moi, les Saints, et même saintes, ce n’est pas mon truc. Mais les seins par contre… Et là couic ! Sainte Monique a décidé d’un exit du sein de Monique… 

« L’est sacrément drôle, celle-là, tu devrais la proposer au pape François 1er. » Qu’elle dit la cigale enfin réveillée.

Quoi, t’as trouvé  le chemin du sens qui mène au sens du sens ? Qu’elle demande ma chatte.

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Bref, faisons taire un peu les bestioles, mais le crabe, lui, comment le faire taire ? Et comment, ou surtout pourquoi, se taire face à lui, lorsqu’on est chaque jour à Cancerland ?

Ouais, et comme la révolution, ce sera pour un autre épisode ! Qu’il dit le neveu.

Je ne sais pas. Mais lorsqu’en passant devant une chambre, vous entendez un bip, bip, bip… vous vous demandez…

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Posted in: Cancerland