Le fond du fonds ou du font (cartes postales de Cancerland 39)

Posted on 7 octobre 2013

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J’ai lu ces mots dans un article du Nouvel Obs qui me fait hurler d’un rire très… j’hésite entre le rouge et le jaune… : « une conception certes dépassée d’une économie où l’Etat jouerait un grand rôle et qui se veut explicitement une défense de ces classes populaires… » (c’est ma chatte qui souligne).

Faut vraiment être cré… à mourir pour dire une telle ineptie, et dans un journal qui se prétend de gauche, qui plus est dans un article qui se veut critique à l’égard de Marine Le Pen et de ceux qui la montent (en épingle) intitulé « Marine le Pen bat son record de popularité… » Comme quoi, même lorsque l’on critique ceux qui (de gauche à droite) font leur commerce de la marine, on lui fait encore reluire son fond (sans s) de commerce, et sans même s’en rendre compte !

Mais revenons à notre sujet, Cancerland. Et à ce propos, je viens de lire deux articles pour le moins « étranges ».

Dans le Nouvel Obs, encore, on nous explique que certaines maladies deviennent « chroniques » tant elles semblent s’amplifier (mais en s’appuyant uniquement sur deux interviews, et sans en donner les causes). Parmi celles-ci, le cancer du sein (mais il peut y en avoir deux sur le même sein, qu’elle dirait ma petite marrante), l’infertilité masculine, ou encore le fait que deux seins puissent pousser à une gamine de deux ans.

Je passe sur le mixage à la moulinette, et en viens au second article.

Un billet sur Slate qui nous explique que le mariage, même s’il « n’est pas une panacée » (le pain étant parfois gris, en effet) et que si la solitude n’est « souvent pas un bienfait » (c’est original cette découverte)… bref qu’il s’avère néanmoins que le mariage permet aux cancéreux(ses) de réduire le « risque de mourir ».

Dois-je passer aussi sur le mixage à la moulinette ?

Non, t’expliques un peu ! Sinon je le fais moi. Qu’elle dit ma chatte.

Bon, je n’ai pas la prétention de me transformer en onco-journaliste-psychologue du cancer du sein, ni des deux seins qui poussent…, ni de la testiculostomie (c’est joli, ce mot, mais il n’est pas dans ton dico), alors j’y vais de mes simples observations personnelles.

Que les maladies en tout genre recrutent de plus en plus, étant donné le taux de croissance de l’humanité, cela n’a pas grand’chose d’étonnant, et si vous ajoutez à cela le taux de déliquescence du monde (ou de décroissance, qui est d’ailleurs proportionnel à celui de la croissance des bipèdes), cela n’est plus étonnant du tout.

Tiens, chez nous, pays riche et civilisé, dit-on, regardez l’état des murs et des plafonds, ou des sols d’un hôpital – sans parler du reste (je ne parle pas des sous-sols) – et tentez d’imaginer ce que cela donne dans un pays pauvre, et mal civilisé, comme le disent certains ! Et si vous ne pigez pas, je ne vous fais pas le dessin, parce que souvent il n’y a même pas d’hôpital, ou… Bref, allez donc vous faire pratiquer une mastectomie au Mali… et vous risquez d’en revenir avec une clitorectomie.

T’as l’humeur douteuse. Qu’elle dit ma chatte. Et l’humour va avec.

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Comme tu dis… et je passe à l’article (si on peut appeler ça un « article »… ou une publicité) de Slate à propos de l’effet du mariage sur le cancer.

Déjà le titre « des avantages du mariage en cas de cancer » me laisse perplexe. S’il est évident qu’il est parfois (et je souligne le parfois) plus facile d’être accompagné que d’être seul (nous en avons déjà parlé) en cas de maladie grave et insinuant d’une façon ou d’une autre le mot « mort », que vient faire le mot « mariage » dans cette histoire ? Est-ce qu’un contrat de mariage va vous empêcher de crever, ou… ne serait-ce pas qu’une histoire de… c… bon, disons de curotinerie.

En second, lisons le chapeau de l’article, plutôt alléchant, « Une vaste étude américaine le démontre : vivre en couple permet de prévenir les mortalités prématurées dues aux maladies cancéreuses. C’est aussi un appel à l’entraide et à la solidarité. » Certes, mais quel rapport avec le mariage ?

Quant à la « panacée » du mariage et au non « bienfait » de la solitude, en ayant déjà parlé, je n’y reviendrai pas. Et je ne parlerai même pas du reste de « l’article ».

Je vais donc directement consulter l’étude dont je lis le purpose (in french, et pour faire simple, le but ou l’objectif) : « To examine the impact of marital status on stage at diagnosis, use of definitive therapy, and cancer-specific mortality among each of the 10 leading causes of cancer-related death in the United States. »

Et là, je vous avoue que je n’aurais pas lu la suite, ni même traduit, tant c’est c… Mais je fais un effort.

Le but de l’étude est donc d’examiner l’impact du mariage sur 1) les diagnostiques, 2) l’usage des thérapies « définitives » (l’américain étant plus définitif que nous, pauvres latins), 3) et enfin les causes relatives à la mortalité dans les 10 cas de cancers les plus mortels aux Etats-Unis ! Ces dix cas allant du cancer de l’ovaire, à celui de la prostate, en passant par celui de l’oesophage, du colorectal, ou des seins…

M’est avis que si l’on me paye une étude comme ça, je l’accepte de suite, je la fais durer une dizaine d’années, histoire d’être bien payé par… (je vous laisse deviner). Et je prends ma retraite ensuite avant de me chopper un cancer du cerveau.

Ou alors je me recycle dans le journalisme à deux balles.

« C’est effarant de lire de tels articles ! Et l’auteur pour illustrer son propos de citer un article d’un toubib américain exaltant les mérites de « la mère et l’épouse » pour amener à consulter plus tôt que lorsque les patients vivent seuls !!! « la mère et l’épouse » mais dans quel siècle on vit ? Ces relents petainiste sont beurk.

Quelle ineptie! Seul ou pas seul, rien ne remplace les programmes de prévention, parce que c’est grâce à eux que mon double cancer du sein à été détecté. Et que c’est bien souvent le cas.

Il est  vrai que je n’ai pas une épouse, mais un époux ! Et que mon compagnon, transformé en infirmière mal rasée, agit comme la meilleure des épouses qui soit ! L’aurait-il été moins hors mariage? Est ce que cette étude tient compte qu’on est au XXIe siècle et que bon nombre de couples, homos ou hétéros, vivent simplement ensemble par choix, parfois depuis nombreuses années, et que si l’un des deux tombait malade, l’autre se métamorphoserait en infirmière mal rasée, juste par amour et pas par devoir comme le laisserait entendre un tel article. 

Bon j’y vais, mon infirmière m’attend pour me laver le dos ! »

Et pour la révolution ? Qu’il demande le neveu….

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