La poupée du camionneur…

Posted on 26 octobre 2013

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lgjmp72

Ou le camionneur de la ? poupée ? barbie ? ou de la femme ?…

Je pique ce titre, en le modifiant à mon gré, à celui d’une bouquin que je n’ai pas lu et ne lirai probablement pas (donc pub gratuite) de Jean-François Bouvet, sous titré « l’homme et la femme ont-ils un cerveau différent ? » et dont Libé fait la pub.

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Déjà, rien que ce sous titre me laisse songeur, mais lorsque Libé nous publicite le livre en nous disant que « la subtile intrication nature-culture n’a pas fini de fasciner. »… Je…

Selon mon Larousse, l’intrication est en effet l’état de ce qui est enchevêtré – ce qui peut être une façon de couper les cheveux en quatre pour les démêler, mais ce n’est pas le sujet.

Et en physique quantique, l’intrication est un phénomène que l’on observe lorsque l’état de deux objets doit être décrit globalement, mais sans pouvoir séparer un objet de l’autre (ils ne sont que deux, sinon, on parle de partouze intriquée), et ceci, quoique ces deux objets puissent être spatialement séparés. 

En gros et en résumé, si vous prenez deux objet, que vous nommez l’un S1 et l’autre S2, que vous les moulinez quantiquement, même si vous les éloignez par de grandes distances spatiales, il vous faudra considérer que S1+S2 forment un système unique.

Vous avez pigé ? Parce que ma chatte semble dubitative.

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Mais il existe aussi l’imbrication qui, outre qu’elle soit l’état de deux choses imbriquées, puisse aussi être l’enchevêtrement d’éléments divers (dont le remède peut aussi être de couper les cheveux en quatre, si les éléments sont des cheveux – et si vous n’êtes pas chauve).

En informatique, l’on peut aussi imbriquer deux blocs, de telle sorte qu’ils se chevauchent, et/ou qu’ils s’unissent l’un dans l’autre.

La mécanique quantique, elle, ne semble pas connaître l’imbrication.

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Mais quoiqu’il en soit, l’intrication et l’imbrication, si elles impliquent toutes les deux un enchevêtrement, ont des positions radicalement divergentes, ce que semble ignorer le billet de Libération. 

Ce qui explique pourquoi je ne lirai pas le livre en question, la question de savoir si l’homme et la femme ont un cerveau différent me paraissant aussi essentielle que celle de la différence entre l’intriqué et l’imbriqué.

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Bon, parlons maintenant un peu de nature et de culture.

Dans la nature, la culture est naturelle, une herbe pousse simplement parce qu’elle est une herbe.

Mais dans la culture par contre, la nature n’est souvent pas naturelle – et je ne parle pas de la culture des herbes qui, chez certains, est naturelle, alors que chez d’autres elle est prohibée parce que contre nature, dit-on.

Bref et pour en revenir à notre sujet, dans la culture, il existe tant de manières différentes d’être homme et d’être femme, qu’il faut être un sacré arriéré du XXIème siècle – et qui se croit le centre du monde, ou son nombril – pour se penser capable de les théoriser en un seul théorème.

C’est comme si la nature avait produit elle-même des OGM de patates… Ou comme si la culture pouvait produire des OGM d’hommes et de femmes… Mais hélas, que suis-je allé faire dans cette galère, c’est pourtant bien ce que font certaines cultures et la nôtre n’y échappe pas.

Dis Tonton, tu crois que les humains OGM ils feront la révolution un jour ?

C’est vraiment une histoire de cons, ton machin. Qu’elle dit ma chatte.

© images jean-michel plouchard, musée Bourdelle juin 2012

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