Le mur des c… (cartes postales de Cancerland 62)

Posted on 7 novembre 2013

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lgjmp72

Le maire d’un trou du cul du monde, pardon de France, refuse de « marier les pédés » sous prétexte que ce serait contraire à « la loi naturelle ». 

Et la connerie, elle est contraire à la foi naturelle ? Qu’elle demande ma chatte.

Celle des bipèdes, sans doute pas. Mais passons, ce serait lui faire trop de publicité à cet animal. Et il fait déjà la Une de Libération.

Qui, le maire, ou le bipède en général ? Si tu parles du maire, t’es pas sympa pour les zanimals.

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J’ai dit passons, et revenons à notre sujet, Cancerland.

Dans nos périples à Cancerland, j’ai oublié de vous dire que depuis plus d’un mois, je me suis aussi transformé en laveur de sous-tifs à prothèse. Bon, je n’ai pas encore lavé la prothèse, mais cela ne saurait tarder. 

Ceci-dit, une bonne nouvelle aujourd’hui, ma petite marrante et ses infirmières ont décidé de réduire son abonnement à Cancerland à une seule fois par semaine. Le nitrate d’argent semble faire effet sur son bourgeon.

Ils auraient dû lui coller une médaille d’or de suite. Qu’elle dit ma chatte.

« YES!!! Une fois par semaine. Ça s’appelle pas du progrès ça ? Nitrate d’argent contre bourgeon, 1-0 en faveur de l’argenterie. Remarquez dommage parce qu’un bourgeon, ça a vocation à devenir une fleur, et moi je me voyais bien fleurir et sentir bon naturellement. Bon en échange je capitalise (ouh le gros mot!) et investis dans l’argenterie. J’ai demandé à mes copines infirmières d’essayer avec de l’or (valeur refuge dit-on) mais ce fut un refus net et sans bavure.

La question est : que vais-je inventer de nouveau la semaine prochaine ? Allez, peut-être une cicatrisation, histoire de surprendre mes copines. Remarquez, depuis le temps, elles s’étaient habituées aux fantaisies de ma plaie… »

Bon, revenons à notre mur des c…

Cons ! Il faut bien appeler un con par son nom ! Qu’elle complète ma chatte.

Certes, et si en France nous sommes libres de presque toutes nos expressions, sauf celles consistant à se torcher le cul sur le drapeau, à dire « mort aux vaches » à un flic, à exprimer ouvertement qu’un curé devrait se noyer dans son bénitier, qu’un militaire n’est bon qu’à crever sous la mitraille, et que les politiciens… par contre, celles de traiter une négresse, ministre ou non, de guenon, oui nous pouvons, ou d’envoyer les pédés se faire mettre plutôt que de les marier, nous pouvons aussi ; ou même de considérer les fours crématoires comme des détails de l’histoire, nous pouvons encore.

Bref, si en France nous sommes presque libres de tout, et surtout de dire les conneries les plus béotiennes, il n’en va pas de même partout. Tiens, en Algérie, par exemple, où le quotidien El Watan s’est vu interdire l’organisation de ses débats publics annuels par les autorités. Mais il est vrai qu’en Algérie, si vous traitez un flic, un militaire, un politicien, et même le maire d’un trou du cul du monde de c… vous allez directement à la case prison.

Dis Tonton, il est encore loin le chemin de la vraivolution !
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Posted in: Cancerland