Corne de boeuf (petite pause dans Cancerland)

Posted on 22 novembre 2013

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Connaissiez-vous la chitinase ? Bien moi non plus, mais c’est une enzyme produite notamment par une certaine variété d’acacias corne de boeuf, peuplant l’Amérique centrale, et qui, on ne sait trop comment, inhibe la fabrication de l’invertase (qui elle même est enzyme) chez la fourmi et la rend donc intolérante au saccharose.

Ceci pour dire que cette variété centro-amerloque d’acacias serait parvenue à apprivoiser une variété de fourmis, nommée Pseudomyrmex ferrugineus, en inhibant une enzyme pour la remplacer par une autre.

« Et pourquoi qu’il fait ça, le corne de boeuf ? » Qu’elle demande la cigale (à la fourmi avec laquelle elle s’est réconciliée).

Ben, parce que la fourmi pseudomyrmex pique les autres bestioles qui viennent s’attaquer à l’acacia ovin et qui, du coup, vont bouffer d’autres arbres. Et que corne de boeuf et ferrugineus vivent une vie de couple parfaite. Qu’elle répond ma chatte.

Ouais, et pour la vraivolution, on fait quand. Qu’il demande le neveu.

Bon, il existe aussi des poivrons nommés cornes de boeuf, mais on ne sait pas quelle vie de couple ils vivent.

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Et pour en revenir à notre sujet, Cancerland, notre ministre déléguée à la famille nous apprend qu’elle a un cancer du sein, après avoir souhaité le taire. Chacun est libre de ses choix. Personnellement, il me semble qu’il faut en parler et rappeler que le cancer du sein est encore aujourd’hui la première cause de décès dû à un cancer des femmes entre 35 et 65 ans, une femme sur huit en étant touchée.

En 2011, l’Institut National du Cancer « estimait » que près de 11500 femmes étaient mortes en France suite à un cancer du sein en cette seule année 2011, et en septembre 2012, le même institut disait que son taux d’incidence…

Zoli mot. Qu’elle dit ma chatte. Ca veut dire quoi ?

On pourrait traduire simplement par son augmentation (ou son taux d’audience), en partie du fait de la progression (toujours trop lente et inégalitaire) des dépistages. Son augmentation donc, a presque doublé entre 1980 et 2005.

De fait, l’on « estime » qu’une femme meurt d’un cancer du sein toutes les 53 minutes !

Alors, même si, comme le dit justement Dominique Bertinotti au Monde, le seul nom de cette maladie « est terriblement anxiogène », et peut-être aussi parce que… il est essentiel d’en parler. Ne serait-ce que pour augmenter ces dépistages (aujourd’hui, à peine plus de 52% des femmes ont recours au dépistage organisé) et peut-être aussi contribuer à accélérer les progrès thérapeutiques.

Lire le témoignage de Dominique Bertinotti sur Le Monde.fr.

P.S. Dans Libé (je n’ai pas lu les autres) on peut lire que Madame Bertinotti « révèle » son cancer. Il y a un mot qui me choque dans ce titre, comme s’il ne suffisait pas de « dire » que l’on a un cancer.

On se demande parfois où c’est qu’ils z’ont appris à lire, les journalistes, dans la bible, tu crois ?

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