Benjamin versus Dieudochose (désolé, pas de pub pour le personnage)

Posted on 8 janvier 2014

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lgjmp72

Mais qu’est-ce qu’ils sont cruches, nos social-machin-trucs, j’insupporte totalement le comique troupier qui se prend pour le dieudo des fachos, mais de tenter d’interdire ses spectacles sous couvert d’un arrêt du Conseil d’Etat de 1933, c’est déjà d’un ridicule. Et lorsque l’on sait que cet arrêt porte le surnom « d’arrêt Benjamin », c’est lui donner un nouveau surnom au comique, Bejamain Dieubiené qu’il traduira en Dieubéni. Bref, ce n’est rien d’autre que de lui faire de la publicité.

Dans cet arrêt de 1933 (notre ministre valseur aurait pu en trouver un plus vieux, mais… ou au moins le lire), un certain Benjamin (René, pour les intimes et prétendu « homme de lettres » mais néanmoins facho) qui s’était d’abord vu interdire par le Maire de Nevers une « conférence littéraire » (aussi inepte que celles de dieudolecomique, mais peu importe) en laquelle il moquait le corps enseignant au travers de parodies de Courteline et Sacha Guitry, interdiction motivée sous prétexte que cette conférence risquait de troubler l’ordre public. 

Or, le Conseil d’Etat (rappelons que nous étions en 1933) avait alors annulé les arrêtés d’interdiction du maire de Nevers, laissant ainsi le sieur Benjamin libre de ses causettes, et le maire à son interprétation de l’ordre public. Mais les deux, le maire comme le René Benjamin ont été oubliés par l’histoire, ouf, et il fallait vraiment être a… pour les en sortir !

Faux culs assis entre deux chaises, qu’ils sont au Conseil d’Etat. Qu’elle dit ma chatte.

Je pense aussi, et cela n’a pas changé, parce que le dieudemachinchose, ce n’est pas cela qui va l’empêcher d’abrutiser son petit monde d’ab…

Non, tu ne le dis pas !…. Et on verra demain pour la vraivolution, si le neveu, la cigale et la fourmi se réveillent.

72vachejuillet2010_1262

Mais peut-être que d’avoir appris le Benjamin (langage dérivé de l’étrusque et du chinois) va faire encore monter la cote de notre ministre valseur et des poulets dieu soit loué. A moins qu’il y ait une loi de l’ab… qui soit i… et qui m’explique comment le changer en ân…

Oui, tu as le droit de changer les yovelles, mais pour les consonnes, je ne sais pas.

Bref, revenons à nos moutons ou plutôt à notre pseudo comique. Le prétexte pour interdire ses pitreries est le trouble à l’ordre public. Mais en quoi des pitreries, certes crétinement fachos, dans une salle de spectacle constituent-elles un trouble à l’ordre public. Ses spectateurs vont-ils aller casser du juif en sortant de la salle, ou jouer de la quenelle ? A priori non ? Sauf inévitablement quelques « hooligans » du même type que ceux que l’on rencontre dans les stades. Interdit-on les matchs de foot pour autant ? Non, on en extirpe les hooligans – ce qui ne les empêchera pas de nuire, d’ailleurs.

Ce prétexte d’interdiction est donc totalement idiot. Et de même que le Benjamin de 1933, si le comique fait appel de ces décisions, il a toutes ses chances de gagner. Et peut-être même d’y gagner des intérêts, en plus de la publicité que ça lui fait.

Quant à invoquer, comme l’a récemment fait un préfet, des menaces de troubles à l’ordre public « liées non pas à des violences ou des confrontations, mais à l’émotion causée par l’atteinte au respect de la dignité de la personne humaine », cet argument ne tient pas plus. Pourquoi dans ce cas n’interdit-on pas, et ce n’est qu’un exemple, les manifestations où se produisent encore Jean-Marie Le Pen et certain(e)s de ses sbires ? Monsieur Valls a oublié « le détail de l’histoire » et autres pitreries lepeniste ?

Par contre, ma chatte et le neveu s’interrogent. Pourquoi ce personnage, au vu de ses propos et des condamnations subies, n’est pas en tôle depuis tripette et n’a-t-il même jamais été condamné à de la prison avec sursis (Le Pen, lui, l’a été) ? Pourquoi ne l’est-il pas en dépit du fait qu’il ne paye pas les amendes qui lui ont été infligées ? Pourquoi ne l’est-il pas en dépit du fait que le fisc semble s’interroger plus que sérieusement sur le placement de son pognon ?

« Oui pourquoi ? » Qu’elles demandent la cigale et la fourmi.

Ben mystère justement, parce que je pense que si un quidam moyen comme moi avait commis le quart de la moitié d’un dixième de ce qu’il a fait, il aurait sans doute moisi en cabane plusieurs fois.

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