Haro sur le baudet…

Posted on 7 mai 2014

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« Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir », c’est avec ces mots que La Fontaine concluait sa fable des animaux malades de la peste.

La peste s’étant répandue sur le monde animal, le roi lion décide  qu’un sacrifice doit être fait au ciel en fureur, que chaque bestiole déclare ses pires forfaits, et que le plus coupable sera la victime expiatoire.

Evidemment ce ne sera pas le roi lion, dont le forfait a simplement été de bouffer des moutons et parfois le berger avec ; ni le tigre, ni le renard ou l’ours, ou tous les autres dignitaires de la cour ; mais l’âne dont le crime abominable fut d’avoir grignoté une peu d’herbe dans un pré… Et l’on cria « haro sur le baudet ».

« Bien fait ! » Qu’elle dit la cigale.

N’importe quoi ! Qu’elle répond la chatte. Le pire des animaux est celui dont le crime est de vous bouffer le sang.

Et le sang noir de la vraivolution, il vient quand ? Qu’il demande le neveu à la fourmi qui s’en retourne promener le chien.

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