Rencontre avec Isoglosse

Posted on 2 juin 2014

0


lgjmp72

Et bien oui, il m’est arrivé de rencontrer l’Isoglosse, parfois, le long de la ligne Joret qui sépare les Normands des Picards, quelque part (obviously) entre la Normandie et la Picardie, et où, allez savoir pourquoi, les gens parlaient alors le Normando-Picard et souvent le Picardo-Normand.

Ce qui fait qu’ils se comprenaient tous. Qu’elle dit ma chatte.

« Comme tu dis. » Qu’elles disent les autres bestioles, alors que le neveu est toujours en quête de vraivolution.

En effet, en Normando-Picard ou Picardo-Normand, il y a une mutation de la voyelle de contact du fait d’un début de palatisation, ce qui amène notre vulgaire canis à quatre pattes, parfois nommé chien, à devenir en Nor-Pi-machinchose un kien ou un quien (mais je ne vois pas le rapport avec la palatisation de la voyelle).

Certes, mais cette palatisation voyellique peut aussi résulter d’une modification de la consonne (qui la précède), ce qui rend la-dite consonne sifflante, d’où le fait qu’un « ti » peut devenir un « si », ou qu’un « tu » peut se transformer en « su ».

Quant à une isoglose, c’est une glose qui ne se parle qu’à elle même. Mais c’est encore pour une autre histoire. De même que celle de la différence entre taire, traire, suaire…

« Ou faire suer… » Qu’elle dit la cigale à la fourmi pendant que le chien zonfle.

72jmp juin2014_4704d

Publicités