Rien à foot

Posted on 5 juin 2014

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lgjmp72

Rien à foot du foot, marre qu’ils nous en footent plein la tronche…

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Moi, le foot, ça m’a toujours gonflé. Voir une vingtaine de mecs cavaler après un ballon, devant une tripotée d’abrutis hystériques abreuvés de bière et vomissants sur leur bedaine peinte en bleu blanc rouge (et vomi) ou en n’importent quelles couleurs aussi idiotes que celles d’un drapeau… Autant le dire… Ca me donne envie de fermer le stade à clés, de perdre les clés, de l’entourer de barbelés électrifiés, et d’attendre sagement avec mon chronomètre pour voir en combien de temps ils s’étripent.

Et comme ma chatte et sa copine la cigale sont du même avis – et de même d’ailleurs, pour tout ce qui court après une baballe – tiens, le clebs, on ne peut pas l’enfermer aussi, qu’elle dit ma chatte… Bref, les bestioles étant du même avis que moi, je les laisse à leurs conversations futiles, et je ne médirai pas sur la chatte qui, dès que je lui envoie un truc qui ressemble à une balle… passons !

Ouais ! Passons ! Parce que si tu me changeais mes lunettes de temps à autre, ça m’éviterais de prendre une pelote de laine pour une souris et de m’emmêler les pattes dedans que je te colle de la laine dans toute la maison et que c’est bien fait pour toi ! Qu’elle dit encore ma chatte.

J’ai dit, passons ! S’il n’y avait que les pelotes de laine…

Bref ! Admettons que je sois profondément attardé en m’étonnant que l’on puisse hurler comme une bande de putois nouvellement châtrés (et c’est extrêmement hurlant, je vous assure) devant une vingtaine de panneaux publicitaires courant les uns après les autres pour courir après un ballon… 

Admettons donc… puisque nous sommes assez rares de cette espèce, l’essentiel de l’humanité se partageant à peu près également entre hommes et femmes, et une bonne partie d’i-celles, aujourd’hui, imitant leur putois châtré de mari (désolé le MLF, je n’ai pas choisi le putois sciemment, ne connaissant pas le nom de sa femelle, mais uniquement pour ses odeurs) dans leur ferveur baballesque. 

Admettons-le… puisque finalement, même leurs mouflets semblent avoir reçu le gêne (mais pas la tour qui va avec) du drapeau cocorico hurleur, nous gâchant le plaisir de flâner dans les ruelles, en nous balançant systématiquement un ballon dans la tronche pour imiter leurs idoles microcéphales et néanmoins as de la pétanque en cuir de vachette (pôv bêtes, si injustement destinées à finir massacrées par des crétins en shorts).

Admettons donc qu’en préférant nettement que l’on transforme une peau de vache en valise Vuiton plutôt qu’en ballon de foot, je sois totalement ignare des splendeurs et des illuminations culturelles de l’humanité…

Bref, pour simplifier, disons donc que le foot m’emmerde autant que la contemplation d’un tableau noir dans une chambre noire… Et il semble que je ne sois plus le seul. Tiens, même au Brésil !

Oui, le Brésil, tout le monde connaît à cause de son carnaval, de son pain de sucre, et de ses bidonvilles – joliment nommés favelas, avouez que c’est joli. Favelas, célèbres elles-aussi pour être des fabriques d’éminents joueurs de foots – le fait de taper dans un ballon rond du bout de ses orteils crasseux étant, c’est bien connu, un moyen, certes aléatoire, mais néanmoins un moyen, de sortir de la misère, et bien préférable au fait d’avoir le ballon rond collé au ventre par la faim.

En bien oui ! Au Brésil, où même les plus miséreux des crèvent la faim aiment viscéralement le foot, le bien nommé brésilien (puisque natif) commence à en avoir plus que ras le bol de leur soupe au foot, c’est dire si !

Et il y a de quoi en avoir ras la soupe ! Imaginez que vous viviez en un pays (dirigé par la gauche – mais ne le criez pas trop fort) où une bonne partie de la population crève la balle, pardon, la dalle, où l’on demande à l’autre partie de se serrer la ceinture pour cause de crise, où cela vous fait mal au ventre de voir chaque jour l’infime partie restante se repaître sur votre échine, et où… j’en passe… Si en plus l’on vous colle une coupe du monde de foot qui vous coûtera tant de pognon que vous ne savez pas l’additionner et qui ne vous rapportera pas le moindre kopeck (et pour cause, le kopeck ne valant pas un clou, même chez les soviets)… Alors de fait, il y a de quoi crever la balle avant qu’elle ne touche au but !

Certes, pour comprendre l’état d’esprit du brésilien contemporain, il vous faut faire un rude effort d’imagination. Chez nous, tout va tant et si bien dans le meilleur des mondes possibles que si l’on nous balançait une coupe du monde de foot, tout un chacun serait prêt à ouvrir son porte monnaie pour la financer en se fendant d’un cocorico à engrosser toute une basse-cour et ses environs.

« Environ 141.500 personnes, dont 30.000 enfants, étaient sans domicile début 2012 en France, soit une progression de près de 50% depuis 2001, selon une étude de l’Insee rendue publique mardi 2 juillet. »(Nouvel Obs). Et c’était les chiffres de 2012, qui n’ont pas dû s’améliorer depuis. Mais imaginez au Brésil, pays que l’on dit émergeant (tant chez les social-machins que les capitalistes), mais qui n’émerge surtout que parce que l’on y cache la misère que pour cause de coupe du monde de foot et de fric…

Oui imaginez que dans un pays où le pauvre est pauvre et où l’on rase les favelas pour faire une jolie coupe du monde de foot à 11 milliards de dollars (et ceci pour les sommes connues)…

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Dis, pourquoi qu’ils n’organisent pas des visites de favelas pour les touristes de la coupe du monde, les touristes pourraient prendre de jolies photos, avant de remonter dans leurs autocars pour se lamenter sur le sort des pauvres de la terre.

Tiens, ça coûte combien pour aller voir une vingtaine de crétins courir après une balle au Brésil (balle fabriquée au Parkistan) lors d’une coupe du monde de foot ?

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Posted in: Merdialisation ?