Un jour…

Posted on 29 mai 2015

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lgjmp72

Qu’est-ce qu’on se fiche de voir ou d’entendre le quotidien d’un autre s’étaler au grand jour de votre quotidien alors qu’en fait vous n’avez pour seule envie que de lui étaler votre quotidien au grand jour de son quotidien, et dont vous savez qu’il – pour ne pas dire l’autre – se fiche totalement de votre quotidien à vous.

Tu veux dire qu’il – c’est à dire l’autre – se fiche tout autant de votre quotidien que vous vous foutez de son grand jour, de même que si je remplace les « vous » par des « tu » – et que je ne mets pas de « s » au « tu » – tu t »en fiches itou. Ou pour résumer, que la plupart des temps vous ne vous parlez l’un à l’autre que pour ne rien dire, et peu importe le temps qu’il fait ce jour là, ou même le suivant, ou le précédent. Qu’elle précise ma chatte toujours filosophe lorsqu’elle ne dort pas. Et tu ne penses pas que tu vis un peu sur le fil d’un rasoir émoussé, ou qu’il te faudrait apprendre le langage miaou !

« Oui, mais moi, j’aimerais bien que l’on m’explique en langage miaou, ou peu importe d’ailleurs, comment le rasoir s’émousse, un jour où l’autre, ou après l’autre, alors que toi qui filomiaule, ainsi que le Jean-Mi, dont je ne suis pas toujours les hémisphères qui métafiorient, ne vous moussez qu’avec un blaireau pour vous raser avec ; ce que d’ailleurs vous ne faites qu’en rechignant – et surtout toi, la chatte, qui n’aime pas plus l’eau sur ta moustache que le Jean-Mi dans son pastaga ? » Qu’elle demande la cigale à ma moustachue.

Mais ma chatte, mal rasée, et donc mal poilée, ne daignant répondre, c’est la fourmi qui s’y colle en disant qu’elle n’a pas suivi le fil, et que je leur dis à toutes que ce n’est pas si grave, vu que moi de même, ce dont d’ailleurs je me fiche mais qui nous ramènera peut-être au fil de notre sujet qui n’était autre que le fil du quotidien qui s’émousse souvent, même et surtout – ou parfois – si vous le faites mousser au fil d’un rasoir, ce qui peut être le cas lorsque vous n’avez rien d’autre à dire que de parler de votre quotidien.

Bref, et pour en revenir de près ou de loin à notre sujet, j’ai lu il y a quelques jours que les cheveux – à ne pas confondre avec des animaux – des morts continuaient de pousser, alors qu’ils sont très passés, de même que le mort – ou la morte, ou le ou la bestiole portant cheveux. Mais on ne nous dit pas pendant combien de temps ils poussent, ni si cela fonctionne pour les morts chauves – qu’ils soient mâles, femelles, animals ou animaux, ou… tiens, les Vénussiens ont-ils sexe(s), cheveux, et chevaux ?

Ceci-dit, la vie est ainsi faite qu’on nous la fait pleine de mystères, totalement incompréhensibles comme il se doit à un mystère – de même qu’à un ministère.

Par contre – et il faudrait saluer sa ou son inventeur – le verbe « faire » est si bien fait qu’il nous permet de faire toutes choses, même parfois les plus mal faites, mais auxquelles on finit par se faire, parfois par se défaire ou se refaire, voire par se faire refaire… et j’impasse. Et tiens, pour en revenir aux cheveux qui poussent encore post mortem, doit-on s’y faire, puisqu’ils se refont ? Doit-on s’en défaire ? Se les faire refaire ? Et pourquoi donc puisqu’ils se refont alors que le mort n’en à plus rien à faire ?

Evidemment, cela ne nous explique pas pourquoi les cheveux des morts continuent de pousser, et moins encore ceux des morts chauves ou imberbes comme ma chatte mal rasée ; pas plus que cela ne nous explique comment l’on rase au fil d’un rasoir les cheveux d’un chauve, ou les moustaches de ma chatte sans qu’elle ne vous griffe, ou tout simplement les cheveux d’un mort avant de le momifier, de le crucifier, de l’égorger, de le balancer rasé dans un four crématoire avant qu’ils ne repoussent – je parle bien évidemment des cheveux, les morts, eux, ne repoussant pas, du moins il me semble – ou que sais-je encore… Et si je vous disais que cela ouvre une piste de réflexion,  il me faudrait avouer que je suis un menteur presque irréprochable – ou disons, au moins autant irréprochable qu’un politicien, qu’un curé, qu’un avocat… ou que sais-je aussi.

De plus – ou qui plus est – tout dépend d’où l’on place le plus – que l’on puisse raser au fil d’un rasoir les cheveux d’un mort chauve ne nous explique pas non plus comment on le peut raser au fil d’un quotidien qui ne regarde que celui qui le regarde, et donc pas le mort – chauve ou non – qui ne suit plus le fil du quotidien étant donné – et c’est une donnée essentielle – qu’il est mort après s’être jeté dans l’étang – dont il me faut préciser que le « g » final est bien plus essentiel qu’un simple « t ». Dans l’étang donc, où le pécheur perdait son fil – et peut-être son fils et sa fille aussi, parce que je n’ai jamais compris pourquoi l’on devait mettre un « s » au fils alors que le pécheur n’en a qu’un, mais que sa fille, si elle n’est qu’une aussi, ne mérite pas le « s », de même qu’il faille mettre un « s » aux fils lorsque vous les défilez parce que quelques pécheurs se sont embobinés les fils – mais pas les filles – en péchant à la mouche dans l’étang ; mouche dont on ne sait vraiment pas ce qu’elle vient faire – encore lui – ou fiche, ou filer dans cette histoire, à moins qu’elle ne se soit faite prendre dans les fils à retordre de l’araignée qui tisse quotidiennement ses fils dans le plafond du pécheur, ou qu’elle ne tisse ses fils quotidiens  sur le crâne du chauve, et que le-dit chauve, avant de s’éteindre comme un feu, ne fut existentialiste ; ou que… disons que le fil ait des fils.

Mais comme les bestioles, ainsi que mon neveu en quête permanente de révolution, ne semblent avoir que faire de mon quotidien d’aujourd’hui, je réserve la suite pour un autre jour où le quotidien figurera sur une liste, existentielle cela va sans dire. Et je reviens simplement, et en matière de conclusion, à mon début afin que le jour s’éclaire : qu’à thon donc à faire de l’étalement au quotidien d’un grand jour clair – ou clairsemé s’il est presque chauve – du quotidien d’un autre dont on se fiche totalement du quotidien, tout autant qu’il – je parle toujours de l’autre – se fiche de connaître le votre, à moins qu’il ne le lise dans la presse people ou dans une mare à café. Est-ce clair ?

Ouais, mais l’était un peu long ton haïku à deux balles d’aujourd’hui. T’aurais peut-être tout simplement pu dire avec le Paulo que l’enfer, c’est les autres. Ceci-dit, s’il est vrai que tous les chemins mènent à Rome, ils doivent aussi nous conduire quotidiennement en enfer. Qu’elle conclut définitivement ma chatte.

Quoi ? Qu’il demande le neveu en se réveillant. On a enfin viré le pape de Rome pour donner le pognon de l’église aux pauvres ?

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Ce à quoi nous ne répondrons pas, ce sera encore pour une autre histoire.

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