Du gai savoir, et plus encore

Posted on 30 mai 2015

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lgjmp72

Allez donc savoir pourquoi nous – et moi aussi donc – passons une bonne partie de notre vie à comparer la vie à des tas de trucs aussi divers et disparates les uns – ou les unes, s’il ne s’agit pas de trucs ni de machins, mais de simples choses – un truc étant considéré, allez aussi savoir pourquoi, comme une chose si peu simple qu’on ne sait pas la définir, de telle sorte qu’on la nomme truc ou machin, mais toujours au masculin, alors qu’au moins une chose est une et que l’une à l’avantage sur l’un de comporter trois lettres au lieu de deux, ce qui explique pourquoi le petit Poucet allait plus vite avec ses bottes de sept lieues – bottes étant une multipliées par deux, et qu’une botte  multipliée par deux fait sept, ce que chacun sait – plutôt qu’avec de simples sabots, qui eux sont en bois, et qu’un sabot multiplié par deux ne vous donnera que deux, qu’il soit ou non de bois. De plus, les sabots de Poucet étaient en hêtre, et comme on le sait aussi, entre l’hêtre et le néant, il n’y a qu’un pas… Mais passons et revenons à nos comparaisons.

Tiens, alors que je viens de lire que la vie était comme un balancier, moi, j’ai plutôt envie de la comparer à une balançoire – mais c’est lorsque je suis mi figue mi raisin – ou plus généralement de la comparer à un pied de tomates.

« Et pourquoi qu’il pense la vie comme un pied de tomates ? » Qu’elle demande la cigale à ma chatte plutôt que de me le demander parce qu’elle sait que je ne saurais  que lui répondre – pas si bêtes, ces bêtes, qui savent manier le verbe savoir.

Je pourrais te dire que c’est parce qu’aujourd’hui la plupart des tomates sont fades, mais qu’il arrive parfois des exceptions, et qu’une tomate ait un goût de tomate comme la vie a quelquefois un gout de vie ; mais je n’y crois pas trop, et puis je ne vois pas le rapport avec le pied. Qu’elle répond ma chatte.

« Sauf si la tomate prend son pied en se balançant sur sur le balancier, quoi que c’est peut-être sur la balançoire. » Qu’elle glose la fourmi en pensant que la cigale va aller chanter tout l’été venant.

Dites, les bêtes, d’habitude, c’est moi qui pond des haïkus à deux balles, et puis si j’ai envie de dire pour ne rien dire, c’est aussi ce que l’on peut appeler un gai savoir. Quoi que, allez donc savoir où parfois le savoir vous mène.

Et comme nous nous éloignons encore et plus de nos comparaisons comptables, je viens de retrouver deux photos en négatifs – ou négatives – de mes arrières grands parents. Sur la première, l’on voit parfaitement que un et une font un et demi.

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Mais sur la seconde, l’on peut se rendre compte que le un a été multiplié par au moins trois, alors que la une fait une virgule dix.

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Or, si vous multipliez trois, qui est le triple du un, par deux, vous risquez d’obtenir un repassage mal fait, alors que si vous multipliez la une virgule dix par le même deux, vous obtiendrez… disons une chose équivalente à une équation aux dérivées partielles dont je vous parlerai la prochaine fois parce que mon cerveau est à géométrie variable ce soir.

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