Mais passons à la mille et dixième…

Posted on 1 septembre 2015

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lgjmp72

Je ne me suis jamais caché de le penser ni de le dire, je préfère les bestioles – si, même les mygales – aux bipèdes qui, en général, sont bien plus bêtes que la plupart des bêtes – même celles que l’on dit sauvages. Evidemment, certains bipèdes font exception en étant moins bêtes que leurs amies les bêtes, de même que certaines bêtes sont encore plus bêtes que leurs potes les bipèdes – et je ne parle pas de certaines de ces bêtes qui aiment à se repaître de chair humaine, puisque certains humains en raffolent aussi. Evidemment, l’on pourrait aussi dire que la crétinerie étant le lot le mieux partagé par les bipèdes, il est difficile de discerner parmi cette sous espèce du règne animal – qui s’en croit reine lorsqu’elle oublie qu’elle descend du singe – celui ou celle à qui donner le titre de roi ou reine des corniauds.

Pourtant, comme chacun le sait, chaque époque a une fin -autrement elle ne serait pas une ère – or, il est commun que juste avant cette fin, l’époque en question connaisse une sorte de culminence. Et à force de regarder un peu chaque jour le comportement de mes congénères bipèdes, je suis de plus en plus persuadé que nous atteignons aujourd’hui à une véritable culminence de fulgurance de la crétinerie bipédique.

Certes, l’on pourrait m’objecter que depuis que le bipède s’est rendu compte qu’un bâton était bien plus efficace que ses poings pour occire son contemporain qui ne lui avait rien fait d’autre que d’être son contemporain, il a multiplié les culminences, d’abord en affûtant son bâton, puis en inventant l’arc et les flèches, puis le fusil, la mitrailleuse et le canon, les chambres à gaz et la bombe atomique, et que sais-je encore… Que, se sentant sans doute fort mal dans sa peau, il a toujours pris un malicieux plaisir à raffiner les moyens d’exterminer tout ce qui ne lui ressemblait pas, c’est à dire à peu près tout sauf lui, ses esclaves – lorsqu’ils lui servaient encore -, sa femme – tant qu’il pouvait encore la vendre au marché -, son clebs – jusqu’à ce qu’il ne puisse plus bouffer son voisin… pour ne pas parler de son environnement, du plus proche au plus lointain, et encore une fois que sais encore, tant son imagination en matière d’extermination est fertile. 

Bref, l’on pourrait m’objecter que les culminences de la crétinerie humaine sont incommensurablement plus fréquentes dans son histoire que les rares fulminances de son intelligence. Il me semble quand même que…

Nous atteignons un point de non retour et que la fin est proche. Mais comme tu nous raconteras la suite dans une autre histoire, je vais me coucher, comme devraient le faire toutes les bêtes, à contempler les étoiles avant que le bipède ne me fasse tomber le ciel sur la tête. Qu’elle dirait ma chatte, et la cigale pourrait en faire une chanson en attendant la révolution.

72jmpbeauf_0969

P.S. Contrairement à certaines apparences, ceci n’est pas un bipède.

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Posted in: Raz-le-bol