Ne dites jamais… Ils m’emmerdent…

Posted on 30 mars 2016

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lgjmp72

Je ne sais pas pour vous, mais moi, ils m’emmerdent avec leur(s) guerre(s) à la con et à la mord-moi le noeud qui ne servent jamais qu’à alimenter une autre guerre qui, elle-même… Et ils ont même le cul assez léger pour nous raconter à chaque fois que « c’est pas moi, c’est l’autre qu’a commencé ! » Et nous de gober comme l’autruche le fait avec les oeufs de mouches et de continuer d’aller voter. Il y en a même parmi nous qui, après avoir passé la semaine à goupiller des chenilles sur des tanks, sont si heureux d’aller voter le dimanche que, même lorsqu’ils ont pigé que droite = gauche = têtes à claques, plutôt que d’aller se taper une partie de pétanque avec les potes, courent vers l’urinoir poser une crotte d’extrême droite dans l’urne. Z’ont sans doute pas compris qu’avec l’extrême droite, ce sont eux qui vont servir de punching ball, à moins qu’ils ne s’engagent chez les flics ou les militaires… Bref, peut-être pas pour vous, mais moi, ils m’emmerdent !

Tiens, au moins 70 morts dimanche dernier dans un parc pour mouflets au Pakistan ! Je ne voudrais pas pisser dans le bénitier parce qu’il s’agit d’une aire de jeu essentiellement peuplée de gosses chrétiens – après tout, qu’ils soient musulmans, juifs, chrétiens, ou quoi que ce soit, les mômes n’ont guère de religion que celle que leur infligent leurs parents, et une fois transformés en squelettes, ils se ressemblent tous. Non, je me demande simplement combien de temps cette info tiendra la une de la presse ? Autant que celle des attentats de Bruxelles, que celle des morts de novembre à Paris ? Et bien non ! Nous sommes mercredi, trois petits jours et puis s’efface.

Alors continuons dans la banalité, comme l’autruche qui après avoir savouré les oeufs recrache les mouches ! Ah que c’est pas bon la mouche, y’a que les oeufs qui sont bons dedans !

Si les tueurs nous horrifient lorsqu’ils sévissent à Paris, à Bruxelles, Madrid, Londres, ou quand ils font péter des tours newyorkaises à coup d’aéroplanes, en dehors des terroristes, on se fiche pas mal de savoir combien il y avait de bougnoules parmi les morts. Ca nous glace parce que c’est arrivé près de chez nous, et qu’à trois petits pas à peine, boom ! Lorsque ça bombine sur une plage de Côte d’Ivoire, ou dans un bistrot de Ouagadougou (c’est où ?), on pleure parce que cela vise des touristes. Même que j’ai mon voisin qui arrive chez moi si blanc que je ne le reconnais pas, lui qui est pourtant burkinabé d’origine contrôlée, pour me dire que son copain de bureau – qui lui est auvergnat – n’est pas revenu de son village-vacance africain où que la cafetière a explosé, boom ! Devant notre bière et le match de foot, on se dit en essuyant une larme qu’on a bien fait de partir en vacances de Bretagne !

Mais lorsque ça massacre à Muqdadiya (vous avez dit quoi ? Cessez de parler la bouche pleine !) au fin fond du Pakistan, que ça pourrait être au Yemen, ou dans n’importe quel trou à attirer les bombes comme des mouches, ce serait pareil. Ca ne fait quelques lignes dans la presse, quelques heures, le temps de se torcher avec le journal, et puis s’en va ! On s’en fiche des bougnoules yemenites ou pakos, et puis ça fait toujours ça qui ne viendront pas nous piquer notre job chez le marchand de canons, merdre ! Et laissez-moi regarder le foot tranquille, à la guerre comme à la guerre ! Tiens, c’est élection dimanche prochain, je vais aller voter pour la marine nationale et ses pompons.

Et c’est ainsi que je passais mon temps à causer avec la chaise vide en face de moi.

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